"Nous ne voulons être ni Américains ni Danois", dit le Premier ministre du Groenland
"Nous ne voulons être ni Américains ni Danois, nous sommes Groenlandais", a dit mercredi le Premier ministre du Groenland en réponse aux nouvelles déclarations de Donald Trump sur son désir de rattachement du territoire autonome danois aux Etats-Unis.

- Publié le 05-03-2025 à 11h53
- Mis à jour le 05-03-2025 à 15h17
"Les Américains et leur chef doivent comprendre cela", a écrit sur Facebook Múte Bourup Egede, à six jours des élections législatives locales. "Nous ne sommes pas à vendre et nous ne pouvons pas simplement être pris", a-t-il insisté, en référence au président américain qui veut s'emparer du Groenland "d'une manière ou d'une autre".
"Notre futur sera déterminé par nous-mêmes, au Groenland", a conclu le Premier ministre, avec un émoji de poing levé et le drapeau de l'île.
"Des élections auront bientôt lieu au Groenland (NDLR : le 11 mars) et je pense que tout le monde - y compris nous-mêmes - doit faire attention à ne pas faire toutes sortes de suppositions sur l'avenir" des Groenlandais, a ajouté mercredi le chef de la diplomatie danoise Lars Løkke Rasmussen à la télévision TV2.
Lors de son discours devant le Congrès, le président américain Donald Trump a relancé mardi ses menaces d'annexion du Groenland. Il a d'abord suggéré que les Groenlandais pouvaient exercer leur "droit à l'autodétermination" pour rejoindre les États-Unis avant d'assurer que le pays s'emparerait de l'île "d'une manière ou d'une autre".
Un sondage réalisé en janvier a indiqué que 85% des Groenlandais ne souhaitaient pas quitter le giron danois pour faire partie des États-Unis. Dans le même temps, 56% des habitants de l'île voteraient "oui" en cas de référendum sur une indépendance.
De potentielles réserves inexploitées de minerais et de pétrole dans le sous-sol groenlandais font l'objet de nombreuses convoitises depuis plusieurs années, notamment de la part de Donald Trump qui avait évoqué dès 2019 l'idée d'un rachat du territoire.
