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Les silences sur l'affaire Epstein déstabilisent Donald Trump

Le prédateur sexuel, mort en prison en 2019, aurait pu compromettre de nombreuses personnalités. Aussi l'intention de classer l'affaire passe-t-elle mal au sein de la base électorale du Président.

(FILES) This undated trial evidence image obtained December 8, 2021, from the US District Court for the Southern District of New York shows British socialite Ghislaine Maxwell and US financier Jeffrey Epstein. Jeffrey Epstein was not murdered, did not blackmail prominent figures and did not keep a "client list," the FBI and Justice Department said Monday, debunking notable conspiracy theories about the disgraced US financier. The conclusions came after an "exhaustive review" of the evidence amassed against Epstein, who died by suicide in a New York prison in 2019 after being charged with sex trafficking, the agencies said in a joint memorandum. (Photo by Handout / US District Court for the Southern District of New York / AFP) / RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO / US District Court for the Southern District of New York" - NO MARKETING - NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS
Jeffrey Epstein et Ghislaine Maxwell au temps de leur splendeur. Les partisans de Donald Trump espéraient connaître grâce à lui les "clients" du prédateur sexuel. ©AFP or licensors

Jeffrey Epstein "ne meurt jamais", au grand dam de Donald Trump qui faisait amèrement ce constat dans un message posté samedi dernier sur son réseau Truth Social, en déplorant que "des gens égoïstes" s'évertuent à remuer cette vieille histoire alors qu'il y a, selon lui, tellement d'autres priorités pour son gouvernement.

Le problème pour le président américain, c'est que ces "gens égoïstes" comptent parmi ses plus fervents partisans : le fer de lance du mouvement Maga ("Make America Great Again") qui a joué un rôle décisif dans la réélection du Républicain en 2024. Des jeunes, très souvent, dont la défection éventuelle, s'ils étaient déçus, pourrait être fatale aux législatives de la mi-mandat en novembre 2026, sans parler de la prochaine présidentielle.

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