Yeux écarquillés, gros plan… Qu'est-ce qui se cache derrière ces photos du cercle rapproché de Donald Trump ?
Vanity Fair a sorti un long portrait de la cheffe de cabinet du président américain cette semaine. Un long portrait accompagné de photos peu flatteuses du cercle rapproché du président…

- Publié le 19-12-2025 à 08h56

Susie Wiles, la cheffe de cabinet de Donald Trump s'est confiée à Vanity Fair pendant un peu plus d'un an. Elle fait part, dans ce long portrait, d'analyses et de coulisses de la Maison-Blanche mais aussi de certaines confidences…
La cheffe de cabinet ne mâche pas ses mots dans cet article, expliquant notamment que Donald Trump a une personnalité d'alcoolique ou que JD Vance est un théoricien du complot. Des déclarations qui ont vite fait le tour de la toile…
Mais outre ses déclarations chocs, c'est également un autre élément qui fait dorénavant jaser sur les réseaux sociaux. Le portrait est également accompagné de photos de différents membres de l'administration. Des photos qui ont rapidement été critiquées et puis analysées… et on comprend bien pourquoi.
Un contraste extrême, des yeux écarquillés avec une couche fine de poudre sur le visage… Tous des détails peu flatteurs qu'on peut apercevoir au premier œil sur les photos. Le photojournaliste Christopher Anderson a tenu à montrer ces personnes de pouvoir de manière distante et formelle mais avec un aspect provocateur, voire dérangeant.
On peut voir sur les images la porte-parole du président, Karoline Leavitt avec ce qui semble être des injections au niveau des lèvres, Marco Rubio, le secrétaire d'État en train de fixer une lampe, un gros plan du vice-président ou encore les yeux écarquillés de la cheffe de cabinet.
De quoi se poser de nombreuses questions, dont une très importante : comment est-ce que ces photos ont-elles pu être approuvées sous une administration qui ne cache pas son mécontentement envers les médias 'critiques' ?
Selon CNN, l'administration Trump malgré ses limites d'accès à plusieurs médias reste toujours sous l'œil du public et se doit de rester légitime aux yeux des médias et donc des lecteurs. Un exercice tout en balance.
Le choix du photographe n'est pas non plus anodin, Christopher Anderson est bien connu pour ses portraits de personnalités politiques, qu'ils soient flatteurs ou non. Il veut, avec son art, montrer ce qui est derrière la surface et ce de manière égale. Il a d'ailleurs souvent réalisé des portraits d'autres personnalités, que ce soit des démocrates ou des républicains. Son travail, en tant que photojournaliste consiste à révéler et non à dissimuler.
C'est d'ailleurs pour cette raison qu'il n'a pas retouché la photo de Karoline Leavitt où on peut remarquer qu'elle a reçu une injection au niveau des lèvres. Il a d'ailleurs confié au Washington Post qu'il trouvait choquant que certaines personnes lui disent de retoucher les images : "C'est le maquillage qu'elle met, ce sont les injections qu'elle s'est faites. Si elles apparaissent sur une photo, que voulez-vous que je dise ?" avant d'ajouter : "Je ne pars pas avec pour mission de donner une bonne ou une mauvaise image de quelqu'un. Que l'on me croie ou non, ce n'est pas mon objectif. Je pars avec l'intention de créer une image qui reflète fidèlement ce dont j'ai été témoin au moment où j'ai rencontré le sujet."
