Ted Cruz, le républicain qui pourrait contrer Vance lors de la prochaine présidentielle américaine et qui s'érige contre la montée de l'antisémitisme
Le sénateur républicain envisage de se porter candidat pour la prochaine élection présidentielle des États-Unis.

- Publié le 22-12-2025 à 14h31
- Mis à jour le 22-12-2025 à 17h15

Ted Cruz, sénateur républicain du Texas, envisage de se présenter à l'élection présidentielle de 2028. Selon le Washington Post, l'élu aurait reçu plusieurs demandes de citoyens l'incitant à se porter candidat afin de lutter contre la montée de l'antisémitisme au sein du parti républicain.
L'absence de Donald Trump aux prochaines primaires du parti marquera un tournant et révélera qui lui succédera. Et Ted Cruz pourrait se démarquer. S'il argumente en faveur d'une politique étrangère républicaine plus traditionnelle et intransigeante — il se qualifie d'ailleurs de "faucon non-interventionniste" —, il pointe également certaines dérives au sein de son parti et en particulier la hausse de haine à l'égard des Juifs et se place en défenseur d'Israël.
Une tendance qu'il a pu constater notamment au travers d'interviews réalisées par le commentateur politique MAGA Tucker Carlson. Ce dernier a récemment reçu le nationaliste blanc et militant d'extrême droite Nick Fuentes pour son podcast, dans lequel il critique la religion juive. Tucker Carlson s'est donc retrouvé sous le feu des critiques, parmi lesquels Ted Cruz, qui l'accuse d'" injecter le 'poison' de l'antisémitisme parmi les républicains" et l'a traité de "lâche". "Ceux qui sont anti-Israël deviennent rapidement anticapitalistes et anti-américains. L'obsession de Tucker est malsaine et dangereuse", a-t-il également déclaré.
Les déclarations de Cruz mettent en lumière une division de plus en plus importante au sein du parti républicain, qui pourrait se cristalliser lors des primaires de 2028.
Un duel face au favori ?
La candidature de Cruz le placerait certainement en concurrence directe avec le vice-président J.D. Vance, pressenti comme le grand favori pour succéder à Donald Trump (si celui-ci officialise sa candidature, NdlR). Alors que de son côté, le sénateur du Texas s'est mis plusieurs conservateurs à dos après qu'il n'a pas apporté son soutien à Trump suite au retrait de sa candidature. Il avait alors exhorté les délégués de la Convention nationale républicaine à "voter selon leur conscience". Cet affront avait déclenché la colère du magnat de l'immobilier qui l'avait traité de "Ted le Menteur".
Des tensions existeraient déjà entre les deux hommes, selon les informations du Washington Post qui cite deux sources proches du dossier. Cruz a notamment critiqué la proximité de Vance avec Carlson et a affirmé que ses positions en matière de politique étrangère sont dangereuses et risquent d'accentuer la tendance isolationniste des États-Unis.
De son côté, le numéro deux du parti a rejeté l'idée que l'antisémitisme gangrène la droite américaine. "Affirmer que le parti républicain, le mouvement conservateur, est extrêmement antisémite est quelque peu diffamatoire. Je dirais qu'il y a une différence entre ne pas aimer Israël (ou être en désaccord avec une politique israélienne donnée) et l'antisémitisme", défendait-il à NBC News. Cruz a directement répondu affirmant que "chaque terroriste du Hamas, du Hezbollah ou des Gardiens de la révolution qu'Israël élimine renforce la sécurité des Américains et ceux qui ne le comprennent pas agissent à l'encontre des intérêts de sécurité nationale américains".
