La Première ministre danoise rappelle que Trump "n'a aucun droit" sur le Groenland : "J'exhorte vivement les États-Unis à mettre fin à leurs menaces"
Donald Trump continue de proférer des menaces à l'encontre de différents pays, notamment une menace d'annexion du Groenland et cela ne plaît pas.

- Publié le 05-01-2026 à 16h26
- Mis à jour le 05-01-2026 à 17h57

Les États-Unis ont attaqué le Venezuela ce week-end et ont capturé son président qui se retrouve dorénavant face à la justice américaine. Mais le Venezuela n'était pas le seul pays dans la ligne de mire de Donald Trump. Ce dernier a confié à des journalistes ce dimanche soir vouloir s'occuper du Groenland "dans environ deux mois…" avant de rajouter "parlons du Groenland dans 20 jours".
Une menace d'annexion qui n'est pas nouvelle pour cette île arctique disposant de nombreuses ressources minières et dont les frontières sont "nécessaires" pour le président qui a déclaré dans une interview avoir "besoin" du Groenland pour la "défense" des États-Unis. En effet, aux abords des frontières de l'île se trouvent de nombreux navires russes et chinois selon l'administration américaine. Donald Trump explique donc avoir besoin du Groenland pour sa "sécurité nationale".
Des déclarations qui passent très mal pour la première ministre du Danemark qui s'est exprimée dans un communiqué : "Il est tout à fait absurde de parler de la nécessité pour les États-Unis de prendre le contrôle du Groenland. Les États-Unis n'ont pas le droit d'annexer l'un des trois pays du royaume danois."
Mette Frederiksen, la Première ministre, a également rappelé que son pays est membre de l'Otan et est donc protégé par l'alliance : "J'exhorte donc vivement les États-Unis à mettre fin à leurs menaces contre un allié historiquement proche et contre un autre pays et un autre peuple qui ont très clairement déclaré qu'ils n'étaient pas à vendre."
Avant d'ajouter sur la télévision danoise TV2 : "Si les États-Unis choisissent d'attaquer militairement un autre pays de l'Otan, alors tout s'arrête. Y compris notre Otan et donc la sécurité mise en place depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale", précisant faire "tout son possible pour que ce ne soit pas le cas".
Les tensions sont vives entre le pays d'Europe et les États-Unis. D'autant plus que ce ne sont pas les premières menaces. JD Vance avait déjà mentionné ne pas être contre une intervention militaire au Groenland selon Politico.
Le premier ministre du Groenland a également réagi à la polémique et demande à arrêter la pression en invitant à passer par le dialogue.
