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Au Pérou, Keiko Fujimori devrait marcher dans les pas de son père

La gauche, vaincue pour moins de 50 000 voix, refuse d'accepter ce verdict.

Peru's presidential candidate for the Juntos por el Peru party, Roberto Sanchez, walks flanked by his first vice-presidential candidate Anali Marquez (L) and second vice-presidential candidate Brigida Curo during a protest march in Lima on June 27, 2026. Sanchez led a march demanding transparency in the second-round vote count as he trailed narrowly behind right-wing candidate Keiko Fujimori. (Photo by Connie FRANCE / AFP)
Le candidat de la gauche Roberto Sanchez flanqué des deux candidates vice-présidentes Anali Marquez (G) Brigida Curo lors d'une marche pour la transparence du scrutin le samedi 27 juin. ©AFP or licensors

Après trois échecs à la présidentielle, Keiko Fujimori, 51 ans, la fille de l'ancien dictateur péruvien Alberto Fujimori (1990-2000), est arrivée en tête du second tour de l'élection face au candidat de la coalition de gauche Juntos por el Perú (Ensemble pour le Pérou), Roberto Sanchez.

Tensions en vue

Après des semaines de décomptes, de reports et d'estimations partielles qui donnaient la victoire alternativement à l'un ou l'autre camp, l'annonce est tombée en milieu de semaine dernière, Keiko Fujimori a remporté le scrutin. Mais l'écart entre les deux candidats est inférieur à 50 000 voix sur plus de 19 millions de voix, de quoi faire naître bien des tensions dans un pays déjà politiquement fragilisé qui a vu passer 9 présidents en 10 ans, dont plusieurs croupissent toujours en prison, la plupart du temps pour des faits de corruption.

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