Hong Kong va avoir recours au travail des détenus pour augmenter ses stocks de masques chirurgicaux utilisés par les habitants pour se protéger du nouveau coronavirus et qui commencent à s'amenuiser, a déclaré jeudi un haut responsable. 

De longues files d'habitants - traumatisés par le souvenir de l'épidémie de Sras qui avait fait 299 morts en 2003 - se sont formées jeudi devant plusieurs pharmacies de Hong Kong dans l'espoir de se procurer des masques.

Seuls dix cas de cette nouvelle maladie ont été confirmés dans le territoire semi-autonome, mais la quasi totalité des Hongkongais ont d'ores et déjà opté pour le port du masque dans les transports en commun, mais aussi en plein air.

Cette pénurie a suscité un nombre croissant de critiques à l'encontre des dirigeants du territoire dont la cote de popularité est au plus bas après des mois de manifestions pro-démocratie.

Matthew Cheung, l'adjoint de la cheffe de l'exécutif Carrie Lam, a annoncé jeudi soir lors d'une conférence de presse que les autorités faisaient pression pour augmenter l'offre, y compris au niveau des prisons.

"La quantité de masques produits par l'administration pénitentiaire est d'environ 50.000 par jour", a indiqué M. Cheung.

"Nous allons travailler 24 heures sur 24 dans l'espoir d'augmenter la production afin de la faire passer de 1,1 million à 1,8 million par mois", a-t-il affirmé.

Les centres de détention de Hong Kong font travailler des détenus, notamment à la production de masques chirurgicaux destinés aux hôpitaux et aux fonctionnaires.

M. Cheung a précisé que le gouvernement a déjà acheté cinq millions de masques supplémentaires en janvier et que huit autres millions seront importés dans les semaines à venir.