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Le second tour annulé, la polémique monte sur l'organisation des municipales

Beaucoup s'interrogent sur le manque d'anticipation de l'exécutif.

Benjamin Masse, correspondant à Paris
Le second tour annulé, la polémique monte sur l'organisation des municipales
©AFP

Beaucoup s'interrogent sur le manque d'anticipation de l'exécutif.

C'est une décision qui paraissait s'imposer, mais qui a été prise un peu tard : celle de reporter le second tour des élections municipales, qui devaient se tenir en France dans quinze jours. La nouvelle a été officialisée ce lundi soir par Emmanuel Macron, lors de son allocution télévisée de ce lundi. Si le premier tour s'est bien déroulé, "au nom de la continuité démocratique", le second sera lui reporté, pour préserver la santé des Français.

La polémique était montée dès ce week-end, avec l'accélération de la propagation de l'épidémie, et les mesures prises par l'exécutif pour endiguer la diffusion du virus Covid-19. D'abord, celles annoncées par le chef de l'État en fin de semaine dernière, de fermer écoles, collèges et universités ; puis, celle, samedi, d'Édouard Philippe, de la fermeture des bars, cinémas, discothèques ; enfin, celle de Macron, à nouveau ce lundi, d'imposer le confinement à la population, à la manière de ce qui a été mis en place en Italie. La plupart des principaux dirigeants politiques avaient demandé "solennellement" à l'exécutif de reporter le second tour de ces élections. Certains se sont cependant interrogés sur le manque d'anticipation du gouvernement. "Pourquoi convoquer un premier tour si on sait déjà qu'il n'y aura pas de second tour ?", s'est ainsi interrogé Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti socialiste.

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