À 128 jours des JO, le scandale enfle à Paris : le nombre de locataires congédiés illégalement explose
En deux ans, le chiffre de locataires expulsés est passé de 19 % à 28 % entre septembre et février dernier.
- Publié le 20-03-2024 à 11h00
- Mis à jour le 20-03-2024 à 11h05

Si les jeux olympiques sont une vitrine pour la ville organisatrice, les défauts y sont également plus visibles. Après la polémique des bouquinistes retirés des quais de Seine est venue celle des locataires expulsés de leur logement.
En effet, de nombreux propriétaires véreux ont mis fin aux contrats de locations et ont demandé à leurs locataires de quitter le logement sans respecter les formes. C'est ce qu'a récemment révélé l'ADIL (Agence départementale d'information sur le logement), en précisant que "28 % des congés signalés dernièrement n'étaient pas valables sur la forme". Tout cela dans un but de proposer leur bien sûr des plateformes comme Airbnb à l'occasion des J.O.
Dans la loi française, "un bailleur ne peut donner congé à un locataire qu'à la date anniversaire du bail. Il doit prévenir le locataire au moins trois mois à l'avance (six mois pour un bien non meublé) et il ne peut le faire que pour vendre le bien ou le reprendre afin de s'y loger, lui-même ou des proches", expliquent les médias français.
Plusieurs élus de la gauche radicale ont demandé à l'Etat de décréter une "trêve olympique" sur la base de la trêve hivernale dans laquelle les expulsions locatives ne peuvent avoir lieu.

