Otan : Viktor Orbán pose des conditions à son soutien à la candidature de Mark Rutte

Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a, pour la première fois, posé des conditions à son soutien à la nomination du Néerlandais Mark Rutte au poste de secrétaire général de l'OTAN.

FILE - Hungary's Prime Minister Viktor Orban acknowledges cheering supporters during an election night rally in Budapest, Hungary, Sunday, April 3, 2022. As former U.S. President Donald Trump attacked the U.S. criminal justice system following his guilty verdict, analysts say that his allegations could be useful to Russian President Vladimir Putin and other autocrats. (AP Photo/Petr David Josek, File)
FILE - Hungary's Prime Minister Viktor Orban acknowledges cheering supporters during an election night rally in Budapest, Hungary, Sunday, April 3, 2022. As former U.S. President Donald Trump attacked the U.S. criminal justice system following his guilty verdict, analysts say that his allegations could be useful to Russian President Vladimir Putin and other autocrats. (AP Photo/Petr David Josek, File) ©Copyright 2022 The Associated Press. All rights reserved

La Hongrie est considérée comme le principal obstacle à la nomination du Néerlandais Mark Rutte à la tête de l'Otan.

M. Orbán souhaite que M. Rutte revienne sur ce qu'il considère comme des déclarations dégradantes à l'égard de la Hongrie, a-t-il déclaré au site d'information hongrois Mandiner. Mais il veut également obtenir l'assurance que la Hongrie n'aura pas à participer aux opérations de l'OTAN contre la Russie en Ukraine.

M. Rutte est le favori de la plupart des pays de l'OTAN pour succéder à Jens Stoltenberg au poste de secrétaire général. Mais la Roumanie, qui a présenté le président Klaus Iohannis comme autre candidat au poste, la Slovaquie et la Hongrie ne le soutiennent pas encore.

La Hongrie préférerait que ce soit Iohannis qui l'emporte, a déclaré M. Orbán, malgré le fait que Budapest ne soit guère montré enthousiaste à son égard non plus dans le passé. M. Orbán ne s'est jusqu'à présent pas exprimé ouvertement contre M. Rutte. Mais il s'est plaint des précédentes remarques critiques de M. Rutte à l'égard de la Hongrie. Il a été particulièrement choqué par le fait que M. Rutte a déclaré que la Hongrie n'appartenait pas à l'Union européenne et que, lors d'une querelle sur les droits des minorités sexuelles, il a menacé de "mettre la Hongrie à genoux".

M. Orbán "attend de M. Rutte qu'il s'exprime à ce sujet", a-t-il déclaré à Mandiner. M. Rutte doit montrer clairement qu'il respecte la Hongrie, selon lui. La Hongrie a également une exigence "militaro-politique". Budapest veut que le nouveau chef de l'OTAN s'engage à ce que la Hongrie, État membre, ne participe pas à des "actions militaires en dehors du territoire de l'OTAN", en particulier en Ukraine. Les pays de l'OTAN ne sont pas obligés de le faire, reconnaît M. Orbán. Mais il souhaite que M. Rutte considère cela comme "un point de vue politiquement accepté".

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