Un médecin belge raconte l'enfer de la tempête Boris: "On amène beaucoup de blessés"
Jean-Jacques Maes vit et travaille en Moldavie depuis quelques semaines. Le Belge explique ce qu'il a vécu lors du passage de la tempête Boris.

- Publié le 15-09-2024 à 14h44
- Mis à jour le 15-09-2024 à 16h13
La tempête Boris traverse actuellement l'est de l'Europe. La Pologne, la Roumanie, l'Autriche, la République tchèque et la Moldavie subissent des dégâts importants à cause des fortes pluies qui s'abattent sur leurs territoires. Six personnes ont perdu la vie, un pompier fait partie des victimes. Le bilan risque de s'alourdir dans les heures qui arrivent.
Jean-Jacques Maes est un médecin belge qui vit et exerce sa profession à Chisinau, capitale moldave. Auprès de nos confrères du Nieuwsblad, ce dernier explique qu'il n'avait jamais vécu de pareille situation de toute sa vie.
"Vous voyez les étincelles des câbles électriques voler au-dessus des rues"
Les rues sont inondées et il est très difficile de se déplacer. Le médecin a alors fait appel à un taxi qui a dû s'arrêter une vingtaine de fois pour se rendre à l'hôpital où il travaille, situé à seulement 5 kilomètres de son domicile. "Les rues sont inondées. L'eau et la boue dévalent les pentes, les pierres entrent en collision avec les voitures. De nombreuses collisions se produisent ici et un grand nombre de voitures et de bus restent coincés dans la montée des eaux. Vous voyez les étincelles des câbles électriques voler au-dessus des rues…", explique-t-il.
Il indique également que de nombreuses voitures à l'arrêt se remplissent d'eau en une minute ! "Les gens qui descendent du bus pour tenter de poursuivre leur voyage à pied sont tout simplement entraînés vers le bas", poursuit-il.
Les hôpitaux se remplissent eux aussi. Les blessés affluent pour bénéficier de soins. "Il y a beaucoup de monde ici : on amène beaucoup de blessés, principalement des personnes souffrant de fractures", conclut notre compatriote.
