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Moscou fait pression sur la Moldavie en "gelant" la Transnistrie

La région séparatiste dépend à 100 % du gaz russe dont l'arrivée est coupée depuis le 1er janvier.

H. Le. (Avec AFP)
A ferry sails to the left bank of the Dniester river, the border between Moldova and Transnistria, seen from Molovata, Moldova, Wednesday, Jan. 8, 2025. (AP Photo)
Un navire vogue sur le fleuve Dniester qui sépare la Moldavie et la Transnistrie. ©Copyright 2025 The Associated Press. All rights reserved.

À l'arrêt complet ! Toute la Transnistrie, cette région de la Moldavie, peuplée de moins de 400 000 habitants, qui vit depuis trois décennies sous la coupe d'un pouvoir séparatiste autoritaire prorusse, est complètement figée par les rigueurs de l'hiver. Depuis le 1er janvier et la fin du transport du gaz russe à travers l'Ukraine, cette bande de terre qui se rêve indépendante, coincée entre Kiev et Chisinau, la capitale moldave, n'est plus desservie par Moscou qui, jusqu'ici, fournissait "gratuitement" 100 % du gaz consommé à la Transnistrie. En échange, les responsables politiques de la région séparatiste, qui n'est reconnue par aucun État au monde, ont accepté de maintenir sur leur sol un détachement de l'armée russe, contre l'avis de la Moldavie, et ont organisé une forme d'annexion de la population via la distribution de passeports russes, couplée à des avantages sociaux comme l'accès au système de retraite qui prévaut en Russie.

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