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L'industrie automobile allemande au milieu du gué, entre fatalisme et optimisme modéré

À Wolfsburg, siège du groupe Volkswagen, on reste sous le choc du vaste plan d'économie annoncé par le premier constructeur européen de voitures. En pleine restructuration, le secteur automobile espère beaucoup des élections de dimanche.

Delphine Nerbollier, envoyée spéciale à Wolfsburg
Duizenden Volkswagen-werknemers protesteren, CEO verdedigt besparingsplannen
La direction de VW a annoncé début février un vaste plan de restructuration.

Il est presque 14h et les salariés se pressent pour prendre leur service devant la porte Est de l'immense usine Volkswagen de Wolfsburg. À l'image de la petite pluie qui tombe ce jour-là, l'ambiance oscille entre fatalisme et optimisme modéré, alors que la direction a annoncé début février les grandes lignes de son vaste plan de restructuration. Après d'âpres négociations avec les syndicats, Volkswagen renonce à fermer des sites de production en Allemagne, mais supprimera 35 000 postes sur 160 000 dans le pays d'ici à 2030. Le but est d'économiser 10 milliards d'euros et de réduire coûts et capacités de production afin de regagner en concurrence face aux constructeurs chinois et américains en matière de véhicules électriques.

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