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Comment utiliser les actifs russes immobilisés en Europe au bénéfice de l'Ukraine ? La Commission a un plan qui crispe la Belgique

La présidente von der Leyen a présenté deux options pour répondre aux besoins financiers urgents de Kiev : un emprunt européen et/ou l'utilisation des avoirs de la Banque centrale russe, essentiellement immobilisés à Bruxelles.

European Commission President Ursula von der Leyen addresses a media conference regarding Ukraine's financing needs for 2026-2027 at EU headquarters in Brussels, Wednesday, Dec. 3, 2025. (AP Photo/Harry Nakos)
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, présente son plan pour apporter une aide financière urgente à l'Ukraine ©Copyright 2025 The Associated Press. All rights reserved.

Ce sur quoi tout le monde (ou presque) s'accorde, dans l'Union européenne (UE) : il faut apporter à l'Ukraine l'urgent soutien financier dont elle a besoin pour assurer la poursuite du fonctionnement de l'État et pour qu'elle puisse continuer à se défendre contre l'agression russe. Le Fonds monétaire international (FMI) a établi l'ardoise : 135,7 milliards d'euros pour les années 2026 et 2027.

Ce sur quoi les Européens doivent trouver un consensus, lors du sommet qui se tiendra les 18 et 19 décembre, à Bruxelles : la manière dont l'UE pourrait contribuer à renflouer les caisses de Kiev. Avec cette question : peut-on, oui ou non, utiliser à cette fin les 210 milliards d'euros d'actifs russes immobilisés dans l'Union par le régime de sanctions européennes, dont 185 milliards d'euros se trouvent sur les comptes de la société de services de dépôt et de compensation Euroclear, à Bruxelles ?

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