Qu'est-ce que la "clause Farage", demandée par l'Europe dans le cadre de négociations d'un accord de "réinitialisation" avec le Royaume-Uni ?
L'Europe souhaite assurer ses arrières en cas de retrait du Royaume-Uni dans un accord de "réinitialisation" post-Brexit.

- Publié le 12-01-2026 à 15h12
- Mis à jour le 12-01-2026 à 15h35

Selon le Financial Times, l'Union européenne souhaite imposer une clause spéciale dans le cadre d'un accord de "réinitialisation" avec le Royaume-Uni. Ce projet vise notamment à supprimer certaines barrières commerciales survenues après le Brexit mais pourrait aussi inclure un accord sanitaire et phytosanitaire (SPS).
Cette clause de rétractation, surnommée la "clause Farage", obligerait le Royaume-Uni à verser une indemnisation importante s'il décidait de se retirer de l'accord. Les diplomates européens craignent en effet une potentielle montée au pouvoir de Nigel Farage, le chef du parti d'extrême droite Reform UK, et que celui-ci revienne sur l'accord. Cette indemnité couvrirait les "coûts de mise en place de l'infrastructure et de l'équipement, du recrutement et de la formation initiaux afin de mettre en place les contrôles frontaliers nécessaires".
Il l'a déjà d'ailleurs qualifié de "scandale démocratique" et a déjà promis de revenir dessus. Il a également confié au Financial Times que quel que soit l'accord signé par le Premier ministre actuel, Keir Starmer, il le "romprait" et qu'aucun argent ne serait versé à l'Europe. "Aucun parlement ne peut lier son successeur, nous n'honorerons aucune clause. Si Starmer signe ceci, c'est un outrage démocratique", a-t-il également déclaré.
Une source politique du parti travailliste a confié au journal que des clauses de résiliation étaient prévues et que celles-ci "fonctionneraient dans les deux sens". "Les clauses de sortie sont un élément fondamental de tout accord commercial international. Prétendre que ces éventualités juridiques de routine constituent un scandale démocratique est franchement épuisant."
Un haut diplomate européen a également justifié cette mesure en assurant que l'Europe souhaitait mettre en place un accord sur le long terme et que celui-ci ne soit pas dépendant des nouvelles législatures.