L'absence de l'Américain Pete Hegseth à une réunion de l'Otan suscite des interrogations, Mark Rutte prend sa défense
Mark Rutte a tempéré la portée de cette absence, estimant que les États-Unis devaient aussi "s'occuper de leur hémisphère".

- Publié le 12-02-2026 à 16h44

L'enthousiasme du secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, à l'issue de la réunion des ministres de la Défense de l'Alliance jeudi, n'aura pas réussi à faire oublier aux journalistes présents l'absence du secrétaire d'État américain à la Défense, Pete Hegseth.
Questionné à plusieurs reprises lors d'une conférence de presse, Mark Rutte a tempéré la portée de cette absence, estimant que les États-Unis devaient aussi "s'occuper de leur hémisphère".
Pour la deuxième fois consécutive, l'absence de Pete Hegseth à une réunion de l'Otan a suscité des interrogations dans les couloirs de l'organisation. Il était toutefois représenté par le sous-secrétaire d'État à la Défense, Elbridge Colby, qui s'est d'emblée montré satisfait de la volonté européenne d'en faire plus pour l'Alliance.
Il a notamment salué les engagements du sommet de La Haye, en juin 2025, et l'augmentation des dépenses de défense des alliés à hauteur de 5% du PIB (3,5% en dépenses de défense pures et 1,5% pour les infrastructures critiques). "Les milliards sont en train d'arriver", a quant à lui résumé Mark Rutte.
Interrogé sur l'absence de Pete Hegseth, Mark Rutte s'est montré rassurant, en rappelant qu'il était en contact direct avec le secrétaire d'État américain et que leurs rapports se traduisaient par une "forte coopération". Il a excusé son absence, estimant que les États-Unis "doivent aussi s'occuper de leur hémisphère". "Il ne peut pas toujours être ici à Bruxelles, mais nous avons la chance d'accueillir Elbridge Colby."
Mark Rutte a estimé que la réunion de jeudi avait été "totalement différente de toutes les réunions de l'Otan auxquelles il avait pu assister". "Depuis l'accord historique de l'année passée, les signes de progression sont visibles et il y a un vrai changement en termes de mentalité", s'est réjoui le secrétaire général de l'Alliance.
Il s'est également dit convaincu que les armes à destination de l'Ukraine continueraient à arriver et que les financements nécessaires seraient réunis.
