Attaque dans les Yvelines: la famille de l'homme décédé s'interroge sur "le suivi" du tireur par les autorités
Tué par balle à Trappes vendredi, le jeune espoir français du MMA était âgé de 26 ans. Son avocat pointe des questions sur le parcours du suspect et les éventuelles défaillances qui auraient pu permettre d'éviter le drame.

- Publié le 24-10-2026 à 15h44
- Mis à jour le 24-10-2026 à 15h46

La famille de l'homme tué vendredi lors de l'attaque dans les Yvelines se demande si les autorités avaient ou non mis en place "un suivi" du tireur, a priori "détenteur d'armes de guerre" et "déjà connu des services de police et de la justice", a indiqué son avocat, qui n'exclut pas de "rechercher toute responsabilité administrative".
"La famille demande que soient déterminées avec précision les conditions dans lesquelles cet individu n'a fait l'objet d'aucun signalement préventif", a expliqué Me Yassine Bouzrou, dans un communiqué transmis à l'AFP.
"Elle demande la communication de l'ensemble des éléments relatifs au suivi, ou à l'absence de suivi, dont il a fait l'objet, et se réserve le droit de rechercher toute responsabilité administrative susceptible d'être engagée à raison d'une défaillance établie", a-t-il ajouté.
Pengo Bossio Wangi, espoir français du MMA âgé de 26 ans, a été tué vendredi à Trappes par Kévin T. "qui a ouvert le feu à l'arme automatique sur plusieurs personnes entre Trappes et La Verrière".
Me Bouzrou a dénoncé "un attentat raciste commis par un terroriste d'extrême droite" qui "selon les informations disponibles à ce stade (...) était détenteur d'armes de guerre et était déjà connu des services de police et de la justice".
La famille de la victime demande aussi que "l'enquête établisse, de manière exhaustive, le parcours de radicalisation" de Kévin T. "ainsi que les sources idéologiques auxquelles il a été exposé".
"Elle relève que les thèses racistes dites du +grand remplacement+ et les propos de stigmatisation de populations en raison de leur origine ou de leur religion font l'objet, depuis plusieurs années, d'une diffusion dans certains espaces médiatiques et politiques, y compris lors de la campagne électorale en cours", a encore souligné Me Bouzrou.
