Macron attendu lundi à Marseille pour une visite surprise sur le "retour de l'ordre" après les violences du 17 octobre
Emmanuel Macron est attendu lundi à Marseille pour une visite surprise afin de constater le "retour de l'ordre républicain" après les violences qui ont émaillé la mobilisation citoyenne du 17 octobre, a annoncé l'Élysée.

- Publié le 26-10-2026 à 09h33

"Le chef de l'État ira à la mairie de Marseille qui a été touchée par les violences du 17 octobre", rencontrera "des commerçants" qui ont été "victimes des pilleurs et des casseurs", a dit la présidence à l'AFP. "Il saluera et remerciera enfin les forces de sécurité intérieure qui ont permis le retour de l'ordre républicain", a-t-elle ajouté après un week-end marqué par de nouvelles manifestations mais sans incident majeur malgré quelques pillages très sporadiques, notamment dans la cité phocéenne.
De nombreuses vitrines du centre-ville étaient encore protégées par du contreplaqué lundi matin, quelques heures avant l'arrivée d'Emmanuel Macron.
Le président de la République a remercié dimanche soir sur le réseau X les "forces de l'ordre" et assuré que "grâce à elles et malgré un contexte difficile, l'État a été au rendez-vous de ses missions".
Le gouvernement mais aussi le chef de l'État sortant, qui cédera sa place au printemps, ont été vivement critiqués par les oppositions mais aussi des figures du camp présidentiel après le fiasco du 17 octobre.
Emmanuel Macron est monté en première ligne ces derniers jours. Il a présidé plusieurs réunions pour améliorer le maintien de l'ordre et reçu vendredi les syndicats lycéens afin d'entendre "les attentes légitimes de notre jeunesse". Il a promis dimanche que le Premier ministre Sébastien Lecornu et ses ministres, qui doivent les rencontrer lundi après-midi à leur tour, apporteraient dans la foulée "des réponses très concrètes".
Le déplacement à Marseille est motivé par le fait que "c'est la d'où tout part le 17 octobre", avec une intrusion de manifestants dans la mairie "et le buste de Marianne brisé", a dit un proche du président à l'AFP. Il s'agit donc d'affirmer "que l'État est là, tient et sera au rendez-vous de sa mission de protection", a-t-il ajouté.
Le maire socialiste Benoît Payan avait critiqué le manque d'anticipation en termes de maintien de l'ordre après la journée tendue du 17 octobre.
