Après avoir dit qu'il réglerait la guerre en Ukraine en 24 heures, Donald Trump revoit son estimation à la hausse
Le nouveau président américain a, à de nombreuses reprises, critiqué la gestion de la guerre en Ukraine de son prédécesseur, Joe Biden.

- Publié le 09-01-2025 à 16h45

Donald Trump semblait avoir un plan tout tracé pour résoudre le conflit entre Kiev et Moscou. Le républicain affirmait d'ailleurs pouvoir finir cette guerre en 24 heures. Une remarque qui n'avait pas plu au président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui estimait que Donald Trump ne saisissait pas la complexité de la situation. "Je n'aurais besoin que de 24 minutes, oui 24 minutes, pas plus. Pour lui expliquer qu'il ne peut pas gérer cette guerre", avait-il répondu.
Mais maintenant qu'il est (presque) officiellement de retour au pouvoir, Donald Trump se montre plus prudent. Il a ainsi déclaré que "six mois" seraient un bon objectif, et davantage réaliste, pour mettre fin au conflit. De son côté, envoyé spécial pour la guerre en Ukraine désigné par le (futur) président, Keith Kellogg estime que 100 jours seront nécessaires. "J'aimerais me fixer un objectif personnel et professionnel – je le fixerais à 100 jours et j'irai jusqu'au bout. Et trouver un moyen de le faire à court terme, pour s'assurer que la solution est solide et durable et que cette guerre se termine pour que nous arrêtions le carnage", explique Kellogg à Fox News.
Une bonne nouvelle pour l'Europe
Ces déclarations sont de bons signaux selon des responsables européens qui se sont confiés au Financial Times. En effet, cela signifie que Donald Trump ne compte pas mettre fin au soutien américain à Kiev immédiatement après sa prise de pouvoir. "Toute l'équipe (de Trump, NdlR) est obsédée par la force et l'image de force, donc ils recalibrent l'approche envers l'Ukraine", explique l'un de ses responsables.
Le soutien des États-Unis est indispensable pour que l'Ukraine ne soit pas stratégiquement désavantagée face à la Russie dans le cadre de futures négociations. Ce soutien est également essentiel pour préserver le territoire ukrainien et stopper les avancées russes.
L'équipe du républicain craint également qu'un abandon de l'Ukraine ne soit comparé au retrait des États-Unis d'Afghanistan, qui a entraîné un retour en puissance du régime des talibans. La situation s'est depuis fortement dégradée dans le pays. Si le retrait des troupes s'est déroulé en 2021 sous le mandat de Joe Biden, c'est pourtant quand le républicain était aux commandes que les accords de Doha ont été signés, mettant fin à vingt ans d'occupation.