Qu'est-ce que le missile "Flamingo", le nouvel armement 100% ukrainien dont Kiev va lancer la production en série?
L'agence de presse américaine Associated Press a dévoilé les premières images du nouveau missile de croisière ukrainien, dénommé "Flamingo", et fabriqué sur le sol national ukrainien.

- Publié le 18-08-2025 à 22h10
- Mis à jour le 18-08-2025 à 22h11

L'agence de presse américaine Associated Press (AP) a pu photographier le nouveau missile de croisière ukrainien "Flamingo" sur un site de production de Fire Point, un acteur majeur de l'industrie de la Défense ukrainienne.
Petite révolution, cette arme serait entièrement conçue sur le territoire national ukrainien et ne dépendrait donc pas du bon vouloir des Américains et des Européens pour être livrée.
Peu d'informations ont pour l'instant fuité sur ce nouvel armement. Le journaliste Efrem Lukatsky, auteur de la photo, précise que le missile a une portée de 3.000 km.
Un missile proche du FP-5
"Le Flamingo ukrainien ressemble très fortement au missile FP-5 du groupe Milanion (Royaume-Uni). Ce dernier dispose de la même configuration au niveau de la motorisation, des ailes, de la rampe", décrivent nos confrères du média Air&Cosmos.
En se basant sur les données publiques disponibles du missile britannique, on peut estimer que la vitesse maximale du "Flamingo" pourrait être de 950 km/h, qu'il pourrait voler à plus de 5 km de haut et aurait une envergure de 6 mètres.
Comme l'explique le média spécialisé, le timing de cette photo n'est pas anodin. Elle est sortie quelques heures avant le départ du président ukrainien pour Washington et pourrait lui donner un poids supplémentaire dans ses négociations avec Donald Trump.
Avec l'arrêt des livraisons d'armes à l'Ukraine par Donald Trump- mesure certes levée depuis lors- et l'insuffisance de l'aide occidentale régulièrement dénoncée par Zelensky, Kiev semble vouloir retrouver une certaine autonomie stratégique.
Le président ukrainien a notamment déclaré en avril que 40% des armes utilisées sur le front de l'Ukraine étaient de fabrication locale. Un chiffre qui pourrait même grimper à 95% pour les drones, selon le vice-ministre de la Défense Valerii Churkin.
