"Le gouvernement espagnol va mettre à disposition des régions des effectifs des forces armées pour réaliser le traçage" des cas, a-t-il dit lors d'une allocution télévisée en précisant que 2.000 militaires pourraient être déployés à cet effet.

Le manque de moyens humains dans les régions les plus touchées a été pointé du doigt en Espagne comme l'une des raisons de la forte reprise de l'épidémie.

M. Sanchez a par ailleurs souligné que les régions pouvaient demander au gouvernement central d'appliquer sur tout ou partie de leur territoire un nouvel état d'alerte, régime d'exception permettant notamment de limiter la circulation.

Cet instrument juridique avait permis à Madrid d'imposer mi-mars dans l'ensemble du pays un des confinements les plus stricts au monde qui n'a été levé totalement que fin juin.

L'évolution de l'épidémie en Espagne est "préoccupante", a insisté M. Sanchez tout en soulignant que le pays était encore "loin de la situation de mi-mars".

"Nous ne pouvons pas permettre que la pandémie recommence à prendre le contrôle de notre vie (...) nous devons prendre le contrôle, casser cette deuxième courbe" de contagions, a-t-il encore dit en appelant le pays à éviter que la "peur ne nous paralyse et nous empêche d'agir".

Le chef du gouvernement a par ailleurs appelé les Espagnols à télécharger une application baptisée RadarCovid afin de faciliter le travail de traçage.

L'Espagne a dépassé lundi la barre des 400.000 cas diagnostiqués de coronavirus. Les régions les plus touchées sont notamment celle de Madrid, où les autorités sanitaires nationales ont appelé à agir "rapidement", l'Aragon ou la Catalogne.

La pandémie a fait plus de 28.800 morts dans le pays.