Qui est Werner Kogler, le chef du parti des Verts autrichiens ?
Kogler, diplômé en droit et en économie, a aussi travaillé sur divers projets de recherche en économie environnementale théorique et appliquée.
- Publié le 01-10-2019 à 12h43
- Mis à jour le 02-10-2019 à 11h23

Kogler, diplômé en droit et en économie, a aussi travaillé sur divers projets de recherche en économie environnementale théorique et appliquée. Werner Kogler (né le 20 novembre 1961 à Hartberg, un petit bourg de Styrie, sud-ouest de l'Autriche) n'est pas un novice dans les rangs des Verts autrichiens. Si l'économiste ne s'est installé qu'en octobre 2017 à la tête du parti écologiste, il avait à peine vingt ans quand il s'est lancé pour la première fois dans une campagne politique.
On le découvre en effet en 1981 comme membre fondateur de la liste alternative Graz, le jeune homme cherche déjà alors à se différencier des formations traditionnelles. Il entre définitivement chez les Verts en 1985, il intègre alors le conseil municipal de la Ville de Graz, où il a travaillé jusqu'en 1988. Dix ans plus tard, en 1999, il intègre l'exécutif fédéral des Verts où il occupera diverses fonctions, dont celle, toujours très exposée, de porte-parole.
Après une ascension assez linéaire, c'est la déroute lors des législatives de 2017 qui l'attend. Lors de ce scrutin, la poussée de l'extrême droite ne laisse que des miettes au parti écologiste qui ne parvient pas à franchir le cap des 4 % et est éjecté du parlement autrichien. Une gifle pour les Verts mal vécue par Werner Kogler qui se promet de remonter la pente. Fin octobre 2018, il annonce qu'il présentera sa candidature pour décrocher la première place de la liste des Verts autrichiens en vue du scrutin pour le Parlement européen. Il souhaite ainsi se concentrer à nouveau sur des sujets écologiques tels que l'engagement en faveur d'un environnement intact et la lutte contre la crise climatique, mais également sur des questions sociales et la défense de la démocratie et des valeurs européennes. Werner Kogler tire à boulets rouges sur les partis au pouvoir, l'ÖVP (le parti du chancelier Kurz) et le FPÖ (extrême droite). Il les accuse de ne pas s'occuper de l'Europe et de l'environnement.
Belle revanche ce dimanche 29 septembre, les Verts autrichiens décrochent 14 % des suffrages, un score historique qui leur permet d'entrevoir une participation au prochain gouvernement. Le parti n'a pas écarté une alliance avec Sebastian Kurz, vainqueur des élections, en quête d'une majorité. Le chef de l'État, Alexander Van der Bellen, qui a dirigé les Verts de 1997 à 2008, ne serait pas contre l'entrée de ministres issus de sa famille politique dans le nouveau gouvernement.
