Un haut responsable du Hamas s'exprime: "Israël ne nous a pas laissé d'autre choix que la violence"

Un haut responsable du Hamas, Ghazi Hamad, a reconnu que le groupe islamiste palestinien "payait un lourd tribut" après son attaque terroriste sur le sol israélien, le 7 octobre dernier, mais que "c'était nécessaire".

Israeli army soldiers inspect some of the hundreds of burnt vehicles that were destroyed in the October 7 attack carried out by Palestinian militants from the Gaza Strip, after they have been collected from that area and transported outside the city of Netivot in southern Israel on November 1, 2023. (Photo by JACK GUEZ / AFP)
Un haut responsable du Hamas, Ghazi Hamad, a reconnu que le groupe islamiste palestinien "payait un lourd tribut" après son attaque terroriste sur le sol israélien, le 7 octobre dernier, mais que "c'était nécessaire". ©AFP or licensors

"Israël ne nous a pas laissé d'autre choix que la violence", a déclaré le membre du bureau politique du Hamas dans un entretien accordé au journal italien Il Corriere della Sera et publié mercredi.

Questionné sur l'opération "Déluge d'Al-Aqsa", orchestrée par le mouvement islamiste palestinien et qui s'est soldée par le massacre de 1.400 personnes, en majorité des civils israéliens, le chef de l'organisation terroriste a estimé "avoir pris la balle au bond" dans "une guerre qui dure depuis des années". "Je me souviens d'au moins six affrontements majeurs depuis 2009. Dans la plupart des cas, c'est Israël qui choisissait le moment. Cette fois-ci, c'est nous qui avons pris l'initiative. Pourquoi? Pour toutes les violations des droits des Palestiniens en Cisjordanie et à Gaza, pour les civils harcelés aux postes-frontières, pour celles et ceux tués à Jénine, Naplouse, Jérusalem ainsi que pour l'inertie des divers médiateurs (égyptien, qataris, Onu)", a-t-il répondu.

Le dirigeant palestinien, recherché par Israël, a souligné que les Palestiniens sont "les victimes de l'occupation et qu'en vertu du droit international, ils ont le droit de combattre les envahisseurs". Et d'insister sur le fait qu'Israël n'est pas un État pacifique. L'État hébreu "a bombardé le Liban, la Syrie, l'Irak, l'Arabie Saoudite, l'Iran....", a-t-il énuméré.

Entre-temps, la riposte d'Israël a fait plus de 8.000 morts côté palestinien. "On paye un lourd tribut mais c'était nécessaire", a affirmé le responsable. "Ils ne nous ont pas laissé d'autre choix que la violence. Israël a l'arrogance de ceux qui sont soutenus par les Américains et ne se soucie pas du droit international. (...) L'opération Al-Aqsa est en train de changer le Moyen-Orient", a avancé le leader du Hamas.

D'après le dirigeant palestinien, Mahmoud Abbas (le président de l'Autorité palestinienne, rival du Hamas, NDLR), qui prône la paix depuis des années, n'est parvenu à aucune avancée politique majeure tandis qu'Israël n'a cessé de s'emparer de territoires palestiniens, a insisté Ghazi Hamad.

Ce dernier a encore considéré que l'attaque sanglante du 7 octobre était une "victoire". "Nous avons détruit le mythe d'Israël en tant que superpuissance militaire. Le Hamas a montré qu'Israël pouvait être battu", a-t-il conclu.

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