Guerre Israël – Hamas : les chefs de la CIA et du Mossad à Doha mercredi pour des négociations en vue d'un cessez-le-feu
Les chefs des services de renseignement américain et israélien doivent se rendre à Doha mercredi pour discuter d'un accord entre le Hamas et Israël en vue d'un cessez-le-feu à Gaza, a indiqué lundi à l'AFP une source au fait des discussions.

- Publié le 08-07-2024 à 21h06

Les chefs de la CIA, William Burns, et du Mossad israélien David Barnea "se rendront à Doha mercredi", a indiqué la source, ajoutant qu'ils rencontreraient le Premier ministre qatari Mohammed bin Abdulrahman Al Thani.
Le Qatar est engagé depuis des mois dans des négociations en coulisses, avec l'Égypte et des États-Unis, pour arracher une trêve à Gaza et la libération des otages israéliens.
M. Barnea s'est rendu à Doha vendredi, et Israël avait annoncé à son retour qu'une délégation retournerait au Qatar dans le courant de la semaine. L'Égypte doit également organiser des réunions cette semaine.
La source, qui a parlé sous le couvert de l'anonymat en raison du caractère sensible des discussions, a déclaré que les discussions dans la capitale qatarie s'étaient concentrées sur "la transition d'une trêve initiale vers une période de calme plus durable".
Selon un responsable palestinien au fait des discussions, des médiateurs égyptiens doivent aussi participer aux pourparlers à Doha, où la délégation du mouvement islamiste palestinien sera dirigée par Khalil Al-Hayya.
Ce responsable a cité parmi plusieurs points de divergence, le fait qu'Israël a "mis son veto à la libération de 100 prisonniers palestiniens lourdement condamnés qui ont passé plus de 15 ans dans les prisons israéliennes, parmi lesquels un certain nombre de hauts dirigeants du Hamas, du Fatah, du Jihad islamique et du Front populaire".
Le Hamas de son côté, a-t-il détaillé, "a exigé que les médiateurs s'engagent à un retrait israélien complet du terminal de Rafah", le passage frontalier de Gaza avec l'Egypte, "et du couloir de Philadelphie", une route qui borde la frontière du côté palestinien, "au cours de la cinquième semaine" d'un cessez-le-feu s'il entrait en vigueur.
"Il y a d'autres points (...) liés au retour des personnes déplacées du sud de la bande de Gaza vers la ville de Gaza et le nord" du territoire palestinien, a ajouté ce responsable.
Depuis des mois, la perspective d'une cessation des hostilités s'articule autour d'un accord progressif élaboré par les médiateurs, commençant par une trêve initiale.
Les discussions récentes se sont concentrées sur un cadre défini fin mai par le président américain Joe Biden et qui, selon lui, avait été proposé par Israël.
Un haut responsable du Hamas a affirmé dimanche que son mouvement n'exigeait plus un cessez-le-feu permanent avant de lancer les négociations sur une libération d'otages retenus à Gaza.
Mais le Hamas a accusé lundi le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, d'entraver les négociations, alors que les combats et bombardements israéliens se poursuivaient sans répit dans la ville de Gaza
Le bureau de M. Netanyahu a affirmé de son côté que "tout accord permettrait à Israël de se battre jusqu'à ce que tous les objectifs de la guerre soient atteints", à savoir la destruction du Hamas et la libération de tous les otages.
