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Israël continue son opération militaire en Cisjordanie : "La violence physique, mais aussi symbolique, envers cette population est omniprésente"

Près de 40 000 Palestiniens ont été poussés sur les routes de l'exil par l'armée israélienne dans le nord du territoire palestinien occupé.

A Palestinian shop remains closed following an Israeli raid at the Balata refugee camp east of Nablus in the occupied West Bank on March 24,2025. The West Bank, occupied by Israel since 1967, is home to about three million Palestinians as well as nearly 500,000 Israelis living in settlements that are illegal under international law. (Photo by Zain JAAFAR / AFP)
Un magasin palestinien reste fermé après un raid israélien dans le camp de réfugiés de Balata, à l'est de Naplouse, en Cisjordanie occupée, le 24 mars 2025. h ©AFP or licensors

La reprise des hostilités à Gaza n'a pas fait cesser les opérations israéliennes dans le restant des Territoires palestiniens occupés (TPO). Survenue après le cessez-le-feu conclu dans l'enclave en janvier, l'opération militaire "Mur de fer" a d'ores et déjà entraîné la mort de 930 Palestiniens en Cisjordanie occupée, dont 187 enfants, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Commencée dans le nord du territoire, l'opération israélienne a vidé de leurs habitants les camps de Jénine, Tulkarem et Nur Shams, poussant plus de 40 000 réfugiés palestiniens sur les routes de l'exil. "Il s'agit du plus grand déplacement forcé de population en Cisjordanie depuis 1967 [date d'occupation du territoire par les Israéliens, NdlR] et de la plus longue et vaste incursion militaire depuis la seconde Intifada", souligne Justine Lefeuve, responsable de plaidoyer au sein de Médecins sans frontières (MSF).

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