Le bureau de Netanyahu annonce la mort à Gaza de cinq membres "haut placés du Hamas"

Le bureau du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a annoncé que l'armée avait tué cinq membres "haut placés du Hamas" à Gaza, où Israël a mené samedi des frappes meurtrières affirmant riposter à une nouvelle violation du cessez-le-feu par le mouvement islamiste palestinien.

Civil defence personnel search a burning house targeted by Israeli airstrikes in Gaza City, on November 22, 2025. Gaza's civil defence agency said 21 people were killed and dozens more wounded in multiple Israeli air strikes on the Palestinian territory on November 22. (Photo by Omar AL-QATTAA / AFP)
Le bureau de Netanyahu annonce la mort à Gaza de cinq membres "haut placés du Hamas" ©AFP or licensors

"Aujourd'hui, le Hamas a de nouveau violé le cessez-le-feu en envoyant un terroriste sur le territoire contrôlé par Israël" dans le territoire palestinien "pour attaquer des soldats (...) En réponse, Israël a éliminé cinq terroristes haut placés du Hamas", a déclaré le bureau de M. Netanyahu, appelant "les médiateurs à insister pour que le Hamas respecte ses engagements dans le cadre du cessez-le-feu".

La Défense civile annonce 21 morts dans des frappes israéliennes

Samedi, l'armée israélienne a affirmé "frapper des cibles terroristes du Hamas", en réponse selon elle à l'attaque d'un "terroriste armé" contre ses soldats dans le sud du territoire.

L'homme, qui a été tué, avait selon elle franchi la ligne délimitant les positions israéliennes dans le territoire palestinien.

Les bombardements israéliens ont fait au moins 21 morts à Gaza-ville (nord) et à Deir al-Balah et Nousseirat, dans le centre du territoire, a indiqué à l'AFP Mahmoud Bassal, le porte-parole de la Défense civile, organisation de premiers secours opérant sous l'autorité du Hamas.

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A l'hôpital al-Aqsa de Deir al-Balah, des images de l'AFP ont montré des ambulances amener des blessés, dont plusieurs enfants parmi lesquelles une fillette au visage ensanglanté, et un corps sur une civière.

Le bureau du Premier ministre, Benjamin Netanyahu, a ensuite annoncé que l'armée avait tué cinq "terroristes haut placés" du mouvement islamiste palestinien, l'accusant d'avoir "de nouveau violé le cessez-le-feu en envoyant un terroriste sur le territoire contrôlé par Israël".

Le Hamas a de son côté également accusé Israël de ne pas respecter l'accord de cessez-le-feu, l'accusant d'étendre le territoire qu'il contrôle à Gaza au delà des limites convenues, et dénonçant ses frappes

Compte tenu des restrictions imposées aux médias à Gaza et des difficultés d'accès sur le terrain, l'AFP n'est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les informations des différentes parties.

Trois frappes rapprochées

Israël n'a pas détaillé dans l'immédiat l'identité de ces cadres du Hamas tués, et la Défense civile à Gaza n'a pas précisé s'ils faisaient partie du bilan actuel de 21 morts.

La première frappe israélienne rapportée a ciblé une voiture dans le quartier d'al-Rimal, à Gaza-Ville. Des passants, dont des enfants, inspectaient samedi après-midi la carcasse du véhicule, a constaté un photographe de l'AFP.

Deux autres bombardements ont suivi dans un délai très court, d'abord contre une maison près de la mosquée Bilal Ibn Rabah, à Deir al-Balah, selon la Défense civile.

Le troisième a visé un logement à proximité de l'hôpital al-Awda à Nousseirat, toujours selon l'organisation de premiers secours, qui a diffusé une vidéo du site montrant selon elle l'extraction d'une partie de la dépouille d'une femme tuée par la frappe.

Ce regain de violence dans la bande de Gaza intervient après l'adoption, lundi, par le Conseil de sécurité de l'ONU d'une résolution endossant le plan de paix de Donald Trump pour le territoire palestinien.

Il y prévoit le déploiement d'une force internationale chargée notamment de désarmer "les groupes armés non étatiques" y compris le Hamas, qui refuse jusque là de rendre les armes.

La résolution prévoit aussi la mise en place d'une autorité de transition pour gouverner le territoire, excluant le Hamas, qui a dénoncé un "mécanisme de tutelle internationale" inacceptable.

La guerre à Gaza a été déclenchée par l'attaque sans précédent du Hamas en Israël le 7 octobre 2023 qui a entraîné la mort de 1.221 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur des données officielles.

Plus de 69.733 Palestiniens ont été tués par la campagne militaire israélienne de représailles, selon le ministère de la Santé de Gaza, contrôlé par le Hamas

Ces données, jugés fiables par l'ONU, ne précisent pas le nombre de combattants tués mais indiquent que plus de la moitié des morts sont des mineurs et des femmes.

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