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En Iran, l'heure d'une nouvelle révolution a sonné mais le guide suprême Khamenei menace "les mercenaires de l'étranger"

Des millions d'Iraniens ont pris possession de l'espace public aux quatre coins du pays depuis jeudi soir. Les autorités, fragilisées, les traitent de "mercenaires" à la solde d'ennemis étrangers, qu'elles accusent de vouloir instiller la violence et le chaos.

In this frame grab from video taken by an individual not employed by The Associated Press and obtained by the AP outside Iran shows people blocking an intersection during a protest in Tehran, Iran, Thursday Jan. 8, 2026. (UGC via AP)
Image tirée d'un vidéo montrant des manifestants bloquant un carrefour à Téhéran, ce 9 janvier 2026.

Un vent de révolution souffle à nouveau sur l'Iran. Des millions de personnes ont envahi les rues de leurs cités dans la nuit de jeudi à vendredi, après douze jours de manifestations qui dénoncent les conditions de vie dégradées et contestent le régime. Des appels à la mobilisation émanant de groupes d'opposition et du prince Reza Pahlavi, le fils du Chah déposé par la révolution islamique de 1979, ont incité ceux qui s'opposent à la République islamique à sortir dans la rue dès jeudi soir et à se mobiliser en plus grand nombre encore ce vendredi 9 janvier, dès 20 heures.

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