Icon payantArticle réservé aux abonnés

Les Gardiens de la révolution iraniens, une armée idéologique doublée d'un pilier de l'économie parallèle

La répression en Iran se poursuit sous la férule de cet organe sécuritaire, que l'Union européenne vient de placer sur sa liste des entités terroristes. Portrait.

(FILES) This handout picture provided by the Iranian presidency on September 22, 2019 shows President Hassan Rouhani (C) and other top military commanders watching members the Islamic Revolutionary Guard Corps (IRGC) marching past during the annual "Sacred Defence Week" military parade marking the anniversary of the outbreak of the devastating 1980-1988 war with Saddam Hussein's Iraq, in Tehran. Iran's IRGC is the ideological army of the Islamic republic tasked with protecting the revolution from external and domestic threats but is accused by the West of militant activity abroad and serial rights violations at home. The EU is expected on January 29, 2026 to agree to list it as a terrorist organisation, matching similar classification enacted by the US, Canada, and Australia. (Photo by Iranian Presidency / AFP) / === RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO / HO / IRANIAN PRESIDENCY" - NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS ===
Les gardiens de la révolution défilent devant le président Rohani, en septembre 2019, cinq mois après leur inscription sur la liste américaine des organisations terroristes.

Un État dans l'État. C'est souvent en ces termes que sont évoqués les Gardiens de la révolution en Iran. Ce corps paramilitaire, dont le rôle est souvent comparé à celui de la garde prétorienne dans la Rome antique, est certes dédié à la protection de la République islamique, mais il est aussi devenu au fil de cinq décennies d'existence un rouage essentiel de l'économie – parallèle, surtout – du pays.

C'est ce pilier sécuritaire du régime théocratique que l'Union européenne a placé ce 29 janvier sur sa liste des entités considérées comme terroristes, s'alignant sur les États-Unis qui l'avaient fait en 2019 au cours du premier mandat de Donald Trump. Cette mesure, envisagée de longue date, sanctionne le principal responsable de la récente répression meurtrière du mouvement de contestation populaire des autorités, l'un des plus important de l'histoire de ce régime. Après des vagues analogues en 2019 et suite à la mort de Mahsa Amini en 2022-23, des milliers, si pas des dizaines de milliers de personnes aux quatre coins de l'Iran, sont tombées sous les balles des forces de l'ordre, dont celle du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) et de sa branche civile, les bassidjis (mobilisés, en persan).

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.
Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...