Guerre au Moyen-Orient : l'Otan devra "répondre" aux "inquiétudes" de Donald Trump

Revivez les principaux développements de la guerre au Moyen-Orient de ce vendredi 22 mai.

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a fustigé les pays de l'Otan qui "refusent de faire quoi que ce soit" en soutien aux États-Unis dans la guerre en Iran.

Le président Donald Trump "ne leur demande pas de fournir des troupes, d'envoyer des avions de chasse mais ils refusent de faire quoi que ce soit de tout cela", a déclaré M. Rubio aux journalistes, peu avant de décoller pour la Suède, où il participera vendredi à une réunion de ses homologues de l'Otan. "Cela nous a beaucoup contrariés", a-t-il ajouté.

Une frappe israélienne endommage un hôpital dans le sud du Liban

Un hôpital dans le sud du Liban a été endommagé par une frappe israélienne, selon le ministère de la Santé et un média d'État, l'armée israélienne poursuivant ses raids malgré une trêve fragile avec le Hezbollah pro-iranien.

Le ministère de la Santé a publié une vidéo documentant d'"importants dégâts subis par l'hôpital public de Tebnine à la suite d'une frappe".

Le ministère avait précisé mercredi que trois hôpitaux dans le sud avaient été fermés et 16 autres endommagés depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien le 2 mars.

Benjamin Netanyahu "hors de lui" après une discussion "longue et difficile" avec Donald Trump sur la guerre au Moyen-Orient

L'ONU "déplore" l'exécution de deux nouvelles personnes en Iran

Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme a déploré la pendaison en Iran de deux hommes accusés d'être membres de "groupes terroristes séparatistes", dans un contexte de multiplication des exécutions depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

"Volker Türk déplore l'exécution de deux nouvelles personnes en Iran. Depuis le début de l'escalade militaire, au moins 34 personnes ont été exécutées pour des motifs politiques ou liés à la sécurité nationale, notamment dans le contexte des manifestations de janvier", a affirmé le Haut-Commissariat sur X.

Le marché pétrolier pourrait basculer en "zone rouge" cet été

Le marché pétrolier pourrait entrer dans une "zone rouge", avec une pénurie d'offre en "juillet ou en août", en l'absence d'issue durable au conflit au Moyen-Orient, a alerté le directeur exécutif de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) Fatih Birol.

"Le problème, c'est qu'à la fin juin, début juillet, la saison des voyages commence" et "en général, la demande de pétrole, la consommation de pétrole augmente", a-t-il expliqué, lors d'une intervention à un évènement organisé par le think tank Chatham House.

Face à cette situation, le directeur de l'AIE a affirmé que l'organisation se tenait "prête à agir" pour libérer davantage de réserves de pétrole "si les pays le décident".

Les informations de ce vendredi 22 mai:

Fin du live

C'est la fin de ce live concernant les informations de ce 22 mai 2026 au Moyen-Orient.

Liban: frappe sur un bâtiment en périphérie de Tyr après un avertissement israélien
Israël a mené cinq frappes aériennes dans l'est du Liban, annonce un média officiel libanais
L'armée israélienne appelle à l'évacuation de deux secteurs de Tyr, dans le sud du Liban

L'armée israélienne a appelé vendredi à l'évacuation de deux zones de Tyr, une ville du sud du Liban qui a déjà fait l'objet de nombreuses frappes israéliennes malgré un cessez-le-feu.

Sur X, un porte-parole militaire en langue arabe, Avichay Adraee, a appelé à l'évacuation de deux bâtiments et leurs abords, dont l'un est situé dans une partie très peuplée de la ville.

L'armée affirme que les deux immeubles sont "utilisés" par le mouvement proiranien Hezbollah.

Dix morts dans des frappes israéliennes dans le sud du Liban

Deux frappes israéliennes ont tué vendredi dix personnes - dont six secouristes et une fillette - dans le sud du Liban, a annoncé le ministère libanais de la Santé, en dépit du cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah pro-iranien.

"Une frappe sur le village de Deir Qanoune al-Nahr, dans la région de Tyr", a tué six personnes, dont deux secouristes affiliés au mouvement chiite Amal, allié du Hezbollah, ainsi qu'une jeune fille syrienne, selon les autorités.

L'un des secouristes tués travaillait également comme photographe indépendant.

Moyen-Orient: le pétrole en petite hausse, entre espoirs de paix et craintes de pénurie

Les cours du pétrole ont terminé en légère hausse vendredi, les opérateurs soupesant à la fois les chances d'un accord de paix au Moyen-Orient et les risques d'un resserrement de l'offre mondiale.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juillet, a progressé de 0,94% à 103,54 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, a grappillé 0,26% à 96,60 dollars.

"Le marché se montre nerveux à l'approche du week-end" et les opérateurs réagissent au quart de tour à toute information sur un éventuel accord entre les États-Unis et l'Iran, explique à l'AFP Phil Flynn, analyste pour The Price Futures Group.

Discussions Iran/Etats-Unis: le chef de l'armée pakistanaise en route pour Téhéran

Le chef de l'armée pakistanaise, Asim Munir, est en route pour Téhéran vendredi, ont indiqué à l'AFP des sources sécuritaires au Pakistan, pays médiateur dans les négociations visant à mettre fin à la guerre entre l'Iran et les Etats-Unis.

Au cours de sa visite officielle, annoncée jeudi par des médias iraniens, le puissant chef de l'armée "aura des rencontres avec des dirigeants iraniens", ont précisé ces sources sécuritaires.

Depuis l'entrée en vigueur d'une fragile trêve le 8 avril après plus d'un mois de conflit, une seule séance de négociations, infructueuse, s'est tenue le 11 avril à Islambad.

Depuis, les discussions se poursuivent en coulisses et jeudi le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio avait dit espérer que cette visite d'Asim Munir ferait "avancer les choses", après celle en début de semaine du ministre de l'Intérieur pakistanais, Mohsin Naqvi.

Il avait apporté avec lui la dernière proposition américaine, que le pouvoir iranien avait dit examiner tout en réitérant ses exigences: le dégel des avoirs iraniens bloqués à l'étranger et la fin du blocus américain des ports iraniens.

Malgré ces efforts diplomatiques, les déclarations martiales continuent de part et d'autre.

L'Iran a répété qu'elle ne cèderait "jamais à l'intimidation" et les Gardiens de la Révolution, son armée idéologique, ont eux menacé d'étendre la guerre "bien au-delà de la région" en cas de nouvelle attaque américaine.

Un accord avec l'Iran permettrait d'économiser "beaucoup de temps, d'énergie et de vies", a affirmé de son côté Donald Trump.

Reprise du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, annonce l'Iran

Trente-cinq navires ont traversé le détroit d'Ormuz au cours des dernières 24 heures, a rapporté vendredi la télévision d'État iranienne, en se basant sur un communiqué de l'armée.

Le passage des pétroliers et autres navires de fret s'est déroulé en étroite concertation avec la marine des Gardiens de la révolution iraniens.

Les forces armées iraniennes avaient pris le contrôle du détroit, crucial pour le trafic maritime mondial et pour l'acheminement du pétrole, peu après le début de la guerre déclenchée fin février contre le pays par les États-Unis et Israël. Le trafic y a été en grande partie interrompu, ce qui a entraîné une forte hausse des prix de l'énergie et des carburants à l'échelle mondiale.

Bien que Téhéran affirme sans relâche que le passage n'est pas bloqué, les compagnies maritimes doivent, dans la pratique, conclure des accords avec les autorités iraniennes. Elles ne sont autorisées à naviguer que dans un étroit couloir le long de la côte et doivent s'acquitter de taxes élevées.

Des responsables émiratis appellent l'Iran à "ne pas surestimer ses cartes" dans les négociations

Un responsable des Emirats arabes unis a estimé vendredi à "50-50" les chances pour les Etats-Unis et l'Iran de trouver un accord permettant de débloquer le détroit d'Ormuz.

Les responsables iraniens "ont raté beaucoup d'occasions ces dernières années à cause d'une tendance à surestimer leurs cartes", a ajouté le haut conseiller du président émirati Anwar Gargash, en déplacement à Prague pour la conférence sur la sécurité Globsec. "J'espère qu'ils ne vont pas recommencer cette fois".

Rubio dit à l'Otan qu'il faudra "répondre" aux "inquiétudes" de Trump sur le Moyen-Orient

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a dit vendredi à ses alliés de l'Otan qu'il faudra "répondre" aux "inquiétudes" de Donald Trump sur le Moyen-Orient.

"Les sentiments du président - pour parler franchement, son inquiétude vis-à-vis de certains de nos alliés de l'OTAN et de leur réaction à nos opérations au Moyen-Orient - sont bien connus; il faudra y répondre, mais cela ne sera ni résolu ni abordé aujourd'hui", a dit le secrétaire d'Etat.

Le président américain ne décolère pas depuis que les Européens ont refusé de s'engager à ses côtés dans la guerre qu'il a lancée avec Israël contre l'Iran.

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