C'est la fin de ce direct, merci de nous avoir suivis.
Guerre au Moyen-Orient: Trump affirme qu'un accord avec l'Iran a été "largement négocié, sous réserve d'être finalisé"
Suivez les principaux développements de la guerre au Moyen-Orient ce samedi 23 mai.

- Publié le 23-05-2026 à 08h03
- Mis à jour le 24-05-2026 à 00h06
Le pétrole espère et se replie
Les espoirs renouvelés d'une résolution du conflit ont fait chuter les cours du pétrole, à l'issue d'une séance en dents de scie. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord a reculé de 2,32% à 102,58 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, a perdu 1,94% à 96,35 dollars.
Suivez les dernières informations en direct :
Donald Trump a indiqué samedi avoir parlé au téléphone avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu du projet d'accord avec l'Iran, "séparément" de son appel avec plusieurs dirigeants d'Etats du Golfe.
L'appel "s'est très bien passé", a affirmé le président américain sur sa plateforme Truth Social, alors que les médias américains ont fait état ces derniers jours de stratégies divergentes entre Donald Trump et son allié israélien, le premier poussant pour une solution diplomatique tandis que le second souhaiterait reprendre les combats.
Un accord entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre a été "largement négocié", a affirmé samedi Donald Trump, mais est "sous réserve d'être finalisé" entre les deux pays et d'autres de la région.
Le projet d'accord avec l'Iran inclut la réouverture du détroit d'Ormuz, a précisé le président américain dans un message sur sa plateforme Truth Social, intervenu après une discussion au téléphone avec de nombreux dirigeants d'Etats du Golfe.
Emmanuel Macron s'est entretenu samedi avec Donald Trump et les dirigeants des Émirats arabes unis, du Qatar, d'Arabie saoudite et de Jordanie au sujet de la guerre au Moyen-Orient et du détroit d'Ormuz, alors que les tractations américaines avec l'Iran s'intensifient, a fait savoir son entourage à l'AFP.
"La France pousse pour la voie diplomatique et une solution négociée, avec comme priorité numéro un la réouverture du détroit d'Ormuz, complète et sans péage, la conclusion d'un cessez-le-feu et la reprise, ensuite, des négociations sur les autres volets (nucléaire, balistique et régional)", a précisé une source diplomatique.
L'armée israélienne a indiqué samedi qu'un de ses soldats avait été tué la veille près de la frontière avec le Liban, portant à 22 le nombre de morts dans ses rangs depuis le début de la guerre avec le Hezbollah pro-iranien.
Le sergent-chef Noam Hamburger, âgé de 23 ans et originaire d'Atlit (nord), "est tombé dans le nord d'Israël", a indiqué l'armée dans un court communiqué.
Sollicitée par l'AFP, elle a précisé qu'il était mort vendredi après-midi près de la frontière avec le Liban.
Au total, 23 Israéliens ont été tués, dont 22 soldats et un contractuel civil, depuis le déclenchement des hostilités début mars avec le Hezbollah.
Le président iranien s'est montré ouvert à une solution diplomatique au conflit actuel, tout en appelant à la plus grande prudence dans les négociations avec les États-Unis.
"Nous restons prêts au dialogue, mais l'expérience des négociations passées avec les États-Unis nous contraint à la plus grande prudence", a ainsi déclaré samedi Massoud Pezeshkian lors d'une rencontre avec le chef d'état-major de l'armée pakistanaise, Asim Munir. Le Pakistan joue un rôle de médiateur dans le conflit qui oppose les deux pays.
L'Iran nourrit une "profonde méfiance" envers les États-Unis en raison des violations répétées des accords et des attaques militaires perpétrées durant les négociations en cours, a déclaré Massoud Pezeshkian, selon le portail internet de la présidence.
Il met en garde contre les conséquences mondiales d'une reprise des hostilités. "La guerre n'a jamais profité à personne et les États-Unis ne sortiront pas vainqueurs de ce conflit non plus", a-t-il affirmé. Au contraire, les pays de la région et d'ailleurs subiraient de lourdes pertes, a-t-il prévenu.
L'Iran maintiendra sa position et continuera d'insister sur ses droits légitimes, a mis en garde le président. Il n'a donné aucun détail sur l'état actuel des négociations.
Dans un communiqué publié par son bureau, le chef d'état-major de l'armée pakistanaise a déclaré que "les négociations intensives menées au cours des dernières 24 heures ont permis de réaliser des progrès encourageants vers un accord définitif". Asim Munir n'a fourni aucun autre détail.
Selon le communiqué, ce dernier a rencontré notamment le président Pezeshkian, le président du Parlement Mohammed Bagher Ghalibaf et le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi. Les discussions ont porté sur l'accélération des consultations en cours sur la paix dans la région et la conclusion d'un accord final.
Un accord entre les États-Unis et l'Iran "se rapproche grandement", a affirmé samedi Donald Trump à CBS News, tout en estimant auprès du média Axios à "50-50" les chances d'un "bon" accord ou d'une reprise de la guerre. Le président américain va consulter ce samedi ses négociateurs au sujet d'une nouvelle proposition iranienne.
"Je pense que deux choses vont se produire : soit je les attaque plus durement qu'ils ne l'ont jamais été, soit nous concluons un bon accord", a affirmé le président auprès d'Axios, ajoutant qu'il prendrait probablement une décision quant à la reprise des hostilités plus tard ce week-end.
Donald Trump a estimé les chances de succès à "50%". Selon lui, l'alternative à un "bon" accord serait la reprise de la guerre.
À propos des négociations, "chaque jour, ça s'améliore", a affirmé le président américain par téléphone à CBS News.
La proposition qu'il va examiner serait issue de consultations entre l'Iran et le Pakistan, qui fait office de médiateur dans ce conflit. Donald Trump a toutefois insisté sur le fait qu'il souhaite uniquement un accord qui couvre également le programme nucléaire iranien.
Les négociateurs Steve Witkoff et Jared Kushner devraient participer aux discussions sur la nouvelle proposition. Le vice-président JD Vance devrait également être présent.
L'Iran a affirmé samedi que la levée du blocus imposé sur ses ports par les Etats-Unis et la question du détroit d'Ormuz faisaient partie du cadre des négociations sur un accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
"La question du détroit d'Ormuz figure parmi les sujets dans ce protocole d'accord en 14 points" négocié avec les Etats-Unis, a affirmé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï.
Ce texte mentionne aussi "la fin des actes de piraterie menées par les Etats-Unis contre la navigation internationale", a-t-il ajouté à la télévision d'Etat, allusion au blocus naval annoncé par Washington le 12 avril, alors que la République islamique avait de facto bloqué depuis le début de la guerre le détroit d'Ormuz, voie stratégique par laquelle transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a affirmé samedi que le dossier nucléaire ne faisait pas partie "à ce stade" du cadre de l'accord en discussion avec les Etats-Unis, qui vise à mettre durablement fin à la guerre.
"A ce stade, nous n'aborderons pas les détails de la question nucléaire. Nous savons que notre dossier nucléaire a servi de prétexte à deux guerres d'agression contre le peuple iranien", a déclaré Esmaïl Baghaï à la télévision d'Etat Irib.
Neuf blessés dans une frappe sur un hôpital dans le sud du Liban
Neuf personnes ont été blessées dans une frappe israélienne qui a endommagé un hôpital à Tebnine, dans le sud du Liban, selon le ministère de la Santé, l'armée israélienne poursuivant ses raids malgré une trêve fragile avec le Hezbollah pro-iranien.
La frappe a fait "neuf blessés, parmi lesquels sept membres du personnel de l'hôpital dont cinq femmes", a précisé le ministère, en ajoutant que différentes sections de l'hôpital, dont les urgences et l'unité de soins intensifs, avaient subi des dégâts.
Iran: Rubio fustige l'Otan qui "refuse de faire quoi que ce soit"
Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a fustigé les pays de l'Otan qui "refusent de faire quoi que ce soit" en soutien aux Etats-Unis dans la guerre en Iran.
Le président Donald Trump "ne leur demande pas de fournir des troupes, d'envoyer des avions de chasse, mais ils refusent de faire quoi que ce soit de tout cela", a déclaré M. Rubio aux journalistes, peu avant de décoller pour la Suède, où il participera vendredi à une réunion de ses homologues de l'Otan. "Cela nous a beaucoup contrariés", a-t-il ajouté.
Rubio espère que la médiation pakistanaise en Iran permettra de progresser vers un accord

Marco Rubio a exprimé son espoir que la visite attendue du chef de l'armée pakistanaise en Iran fasse avancer les efforts diplomatiques visant à mettre fin à la guerre, affirmant que des progrès avaient été réalisés.
"Espérons (...) que cela fera avancer les choses", a déclaré M. Rubio aux journalistes.
Le marché pétrolier pourrait basculer en "zone rouge" cet été sans solution (AIE)

Le marché pétrolier pourrait entrer dans une "zone rouge", avec une pénurie d'offre en "juillet ou en août", en l'absence d'issue durable au conflit au Moyen-Orient, a alerté le directeur exécutif de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), Fatih Birol.
"Le problème, c'est qu'à la fin juin, début juillet, la saison des voyages commence" et "en général, la demande de pétrole, la consommation de pétrole augmente", a-t-il expliqué, lors d'une intervention à un évènement organisé par le think tank Chatham House.
Face à cette situation, le directeur de l'AIE a affirmé que l'organisation se tenait "prête à agir" pour libérer davantage de réserves de pétrole "si les pays le décident".
