"Ce qui s'est passé est impensable. Nous sommes sous le choc": le prince Harry démissionne d'une association dont il est le parrain

Le prince Harry a renoncé à son rôle de parrain de l'association caritative Sentebale, qu'il a fondée en 2006 pour lutter contre le sida en Afrique, se disant "sous le choc" à la suite d'un conflit avec la présidente du conseil d'administration.

(FILES) Britain's Prince Harry bakes at the Kananelo Centre in Maseru for the Deaf that works with Sentebale, an organisation he created with Prince Seeiso of Lesotho, during a visit on February 27, 2013. Prince Harry has quit as patron of the charity Sentebale that he co-founded in 2006 with Prince Seeiso of Lesotho to help young people with HIV and Aids in the southern African kingdom and later Botswana. (Photo by STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)
Le prince Harry de Grande-Bretagne fait de la pâtisserie au centre Kananelo de Maseru pour les sourds qui travaille avec Sentebale, une organisation qu'il a créée avec le prince Seeiso du Lesotho, lors d'une visite le 27 février 2013. ©AFP or licensors

Le duc de Sussex, installé aux Etats-Unis depuis 2020, a cofondé cette organisation il y a vingt ans en l'honneur de sa mère, la princesse Diana, avec le prince Seeiso du Lesotho.

"C'est le coeur lourd que nous avons démissionné de nos fonctions de parrains de l'organisation jusqu'à nouvel ordre, en signe de soutien et de solidarité avec les membres du conseil d'administration qui ont dû faire de même", ont-ils déclaré dans un communiqué commun publié mardi soir.

"Ce qui s'est passé est impensable. Nous sommes sous le choc d'avoir à faire cela", ont-ils poursuivi.

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Les cinq membres du conseil d'administration avaient tous réclamé le départ de leur présidente, l'avocate zimbabwéenne Sophie Chandauka, qui a pris ses fonctions en juillet 2023.

Celle-ci a riposté en saisissant à leur encontre le régulateur britannique Charity Commission et porté l'affaire devant la Haute Cour de Londres, ce qui a provoqué leur démission collective.

Sophie Chandauka a affirmé dans un communiqué avoir "osé dénoncer les problèmes de mauvaise gouvernance, de gestion défaillante, d'abus de pouvoir, d'intimidation, de harcèlement, de misogynie" et de racisme envers les femmes noires dans l'ONG.

"Des gens se comportent comme s'ils étaient au-dessus des lois (...), puis jouent la carte de la victime et utilisent la presse, qu'ils méprisent, pour nuire à ceux qui ont le courage de contester leur conduite", a-t-elle fustigé.

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L'ONG, qui aide les jeunes du Lesotho et Bostwana atteints du VIH et du sida, était déjà en difficulté après le transfert de ses opérations en Afrique et le départ de plusieurs membres, rapporte le Times.

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