Assistez à la pièce Manicomio, ou le plaisir d'être inutile
Le 19 septembre au Poche
- Publié le 07-09-2026 à 14h44
- Mis à jour le 09-09-2026 à 14h04

Manicomio (en italien) se traduit par "maison de fous".
À la fin des années 70, l'Italie est confrontée au démantèlement progressif des hôpitaux psychiatriques, Raymond Depardon photographie plusieurs asiles de la péninsule, et plus particulièrement les derniers instants de celui de San Clemente. C'est dans cet hôpital, sur une petite île dans la lagune de Venise, qu'il réalisera des photographies qui permettent de comprendre, mieux que dix thèses savantes, l'horreur ordinaire des lieux.
Le sujet habite profondément l'équipe du TJ1 et son directeur artistique Patrick Masset. La création de Manicomio en résulte : un spectacle sur la question des enfermements d'aujourd'hui. Créé à partir de rencontres dans des lieux marqués par la contrainte et notamment au Vivalia - Hôpital psychiatrique de Bertrix, à l'EHPAD Val de Meuse de Givet (France), au Centre Fédasil de Poelkapelle (Flandre-Occidentale) et à l'Athanor de Dave.
Manicomio est un lieu où l'on regarde celles et ceux qui ne tiennent pas tout à fait dans la norme, et où, malgré tout, se fabrique une forme de présence collective.