"On a raté une occasion très importante d’avancer beaucoup plus rapidement", regrette Adélaïde Charlier à propos de la COP26

L'accord fixé à l'issue de la COP26 acte des avancées, mais reste en deçà des attentes, a estimé la coordinatrice belge de Youth for Climate, comme plusieurs autres militants climatiques.

Après deux semaines de négociations intenses, la COP 26 s'est achevée ce samedi soir à Glasgow par l'adoption d'un accord, le "Pacte climatique de Glasgow". Le texte engage notamment les 200 pays signataires à réduire l'utilisation des énergies fossiles, une première. Si avancée il y a, l'accord est tout de même jugé insuffisant par de nombreux défenseurs du climat.

Une analyse partagée par Adélaïde Charlier, la coordinatrice francophone de "Youth for Climate" de Belgique. "Il y a eu des côtés positifs, mais surtout négatifs", a-t-elle fait savoir sur le JT de 13h de la RTBF. La jeune militante regrette que la conférence ne soit pas allée plus loin concernant les énergies fossiles et le charbon.

"On a raté une occasion très importante d'avancer beaucoup plus rapidement. On a besoin de la sortie des énergies fossiles pour atteindre la neutralité carbone. C'est impossible de limiter le réchauffement climatique à 1,5° sans changer radicalement nos habitudes dans le monde entier. Avec toutes les ambitions mises sur la table aujourd'hui au niveau mondial, on atteint toujours un réchauffement planétaire de 2,4°. C'est au-delà de ce qu'on nous a promis", se désole-t-elle.

Après deux semaines passées à Glasgow, Adélaïde Charlier juge tout de même les COP "nécessaires". "On a besoin de mettre ensemble dans une même pièce tous ces leaders politiques afin de voir comment aller plus loin, plus vite".

Elle a aussi tenu à saluer la mobilisation des jeunes, présents en masse dans les rues de la ville écossaise pour tenter de faire pression sur les négociations. "Je retiens que des rencontres et des coalitions ont été créées et elles vont continuer à se battre pour parvenir à faire diminuer le réchauffement planétaire. Je pense que cette pression a été ressentie, mais à la fin de cette COP26 les industries fossiles ont été prioritaires à la voix de la jeunesse et des personnes déjà touchées par les conséquences du réchauffement climatique", conclut-elle, en invitant à poursuivre le combat.

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