COP30 : Forcing de 30 pays, dont la Belgique, pour une feuille de route de sortie des fossiles

Une trentaine de pays emmenés par la Colombie, dont la Belgique, font le forcing dans la dernière ligne droite de la COP30, à Belém, pour que le texte final de la Conférence de l'Onu sur le changement climatique comporte une "feuille de route" visant à mettre en œuvre une sortie des énergies fossiles.

Workers walk past a banner with the COP30 UN Climate Change Conference logo inside the Hangar Convention and Exhibition Center in Belem, Para State, Brazil on November 5, 2025. The Convention and Exhibition Centre is the venue of the leaders� summit of the COP30 United Nations Climate Change Conference, which will be held on November 6 and 7 in Belem. (Photo by Mauro PIMENTEL / AFP)
Une trentaine de pays emmenés par la Colombie, dont la Belgique, font le forcing dans la dernière ligne droite de la COP30, à Belém, pour que le texte final de la Conférence de l'Onu sur le changement climatique comporte une "feuille de route" visant à mettre en œuvre une sortie des énergies fossiles. ©AFP or licensors

"Nous nous sommes mis d'accord sur une transition hors des énergies fossiles (fin 2023, à la COP28 à Dubaï, NDLR) et tout le monde sait, c'est le bon sens, que cela demande un plan car ce n'est pas en train d'arriver", a affirmé la ministre chilienne de l'Environnement, Maisa Rojas, au cours d'une conférence de presse à laquelle la Belgique était représentée par le ministre fédéral du Climat, Jean-Luc Crucke.

Le dernier texte, le troisième, proposé durant la nuit de jeudi à vendredi par la présidence colombienne de la COP30, ne mentionne pas une seule fois les mots "combustibles fossiles" et n'évoque pas la feuille de route demandée par certains pays pour accélérer la sortie des énergies fossiles, largement responsables du réchauffement climatique. La Chine, l'Inde, l'Arabie saoudite et la Russie, notamment, seraient opposés à une telle feuille de route.

"Cela permettrait à la Turquie de s'afficher comme une grande puissance et de détourner l'attention d'autres sujets"

"Le texte qui est sorti est tout simplement inacceptable. Ce n'est pas une base sérieuse de négociation", a tancé l'envoyé spécial panaméen pour le Climat, Juan Carlos Monterrey Gomez. "Il n'y a pas de mention de sortie des énergies fossiles ou de leur réduction, ou de la déforestation", a-t-il regretté, estimant que "ne pas nommer la cause de la crise climatique, ce n'est pas un compromis, c'est un déni, c'est criminel".

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