Mouvementée jusqu'au bout... Retour sur une Cop marquée par les incidents
Des manifestations musclées, des averses tropicales, un incendie et des failles de sécurité : la Cop aura été mouvementée jusqu'au bout.
- Publié le 23-11-2025 à 19h29

Une chaleur étouffante, des averses tropicales, des protestations musclées, des toilettes en panne, un incendie ayant nécessité une évacuation, des failles de sécurité, des prolongations et une séance plénière finale mouvementée : la Cop30 qui s'est achevée samedi à Belém (Brésil) en bordure d'Amazonie, aura été chaotique du début jusqu'à la fin. Des sarcasmes, des huées, une suspension de séance et une fuite d'eau sont venues couronner samedi soir deux semaines de tractations menées par le diplomate brésilien André Correa do Lago.
Le président de la conférence sur le climat pensait pourtant qu'il allait pouvoir mettre un terme rapide à cette COP, en recueillant le consentement des 194 pays membres de l'accord de Paris.
Dernière journée riche en rebondissements
Après avoir passé la nuit de vendredi à samedi à négocier avec les États les plus réfractaires à une sortie des énergies fossiles, André Correa do Lago espérait pouvoir faire atterrir la Cop sans encombres samedi. Mais une fois le texte principal adopté d'un coup de marteau, des délégués ont encore voulu se faire entendre. C'est le cas de la représentante de la Colombie, qui a multiplié les prises de parole pour réclamer un texte plus ambitieux sur la sortie du pétrole.
De son côté, le représentant du Vatican a pris le micro pour rappeler sa définition de la différence biologique homme-femme, manifestant sa désapprobation concernant un texte sur le genre et le climat en discussion à Belém, ce qui lui a valu des huées mais aussi des appuis, notamment de l'Argentine et de l'Indonésie.
Consensus nécessaire
Les règles de la Cop précisent qu'un consensus est nécessaire pour faire adopter toute décision. Seule une ferme objection d'un pays peut l'empêcher, à condition d'être formulée avec le coup de marteau. Les objections de la Colombienne Daniela Duran sont donc arrivées trop tard. Mais dans un geste interprété comme une volonté de se montrer transparent et démocratique, André Correa do Lago a tout de même choisi de suspendre la séance, ce qui n'a pas plu à la Russie, qui a à son tour objecté contre l'objection colombienne.
"Arrêtez de vous comporter comme des enfants qui veulent tous les bonbons !" et se "remplir la panse jusqu'à être malade", a lancé Sergueï Kononoutchenko, en espagnol pour se faire comprendre des pays d'Amérique latine ayant soutenu la protestation colombienne, avant qu'une averse tropicale s'abatte sur le centre de conférences, inondant une partie du sol.
