L'analyse des images satellites révèlent une baisse significative de la quantité de glace dans les pôles Nord et Sud, les glaciers et les hautes montagnes, expliquent les scientifiques, qui se disent "inquiets".

Les chercheurs, issus des universités de Leeds, Londres et Édimbourg, qualifient la réduction de quantité de glace sur la surface de la terre comme "ahurissante" et préviennent que le niveau de la mer augmentera d'un mètre d'ici la fin du siècle, si les calottes polaires et les glaciers continuent de fondre à ce rythme. "Pour chaque centimètre d'élévation du niveau de la mer, environ un million de personnes vivant pour l'instant dans des zones basses devront déménager", illustre le professeur Andy Shepherd.

Les auteurs de l'étude s'alarment également qu'en raison de la fonte de grandes quantités de glace, les rayons du soleil seront moins réfléchis sur la surface de la terre, ce qui entraînera un réchauffement encore plus rapide. L'eau issue de la fonte des glaces, froide et douce, perturbe également les écosystèmes marins autour des pôles Nord et Sud. Les hautes montagnes risquent en outre de manquer d'eau en raison de la fonte des glaciers.

"Par le passé, nous avons examiné des zones distinctes, comme le pôle Sud et le Groenland. C'est la première fois qu'on regarde la quantité de glace disparue sur la surface totale de la terre", souligne le Pr Shepherd. La quantité de glace fondue cadre avec le scénario le plus noir du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), pointe-t-il.

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