Des embryons humains synthétiques créés en laboratoire : une avancée révolutionnaire soulève des questions éthiques

Cette découverte pourrait permettre de faire grandir des embryons humains synthétiques.

<p>Il est interdit en France de fabriquer des embryons spécialement pour la recherche: ces derniers, avec accord écrit du couple, proviennent du stock des embryons congelés dans le cadre de la procréation médicalement assistée (PMA)</p>
Des embryons humains synthétiques créés en laboratoire : une avancée révolutionnaire soulève des questions éthiques ©AFP/Archives

Des scientifiques ont réalisé une avancée révolutionnaire en créant des embryons humains synthétiques à partir de cellules souches, sans avoir besoin d'ovule ou de spermatozoïde, comme le rapporte The Guardian. Ces embryons artificiels ressemblent au tout premier stade de développement humain de développement humain dans le ventre de la mère et pourraient fournir des informations précieuses sur les troubles génétiques et les causes des fausses couches récurrentes.

Ces embryons synthétiques ne possèdent pas de cœur ni de cerveau, mais contiennent des cellules qui deviendraient normalement le placenta, le sac vitellin et l'embryon lui-même.

Cette découverte, présentée par la professeure Magdalena Żernicka-Goetz de l'Université de Cambridge et du California Institute of Technology, permettra aux chercheurs d'explorer la période cruciale du développement embryonnaire, limitée à 14 jours selon les restrictions légales actuelles. Cette limite oblige en effet les scientifiques à se tourner vers d'autres méthodes, comme les échographies ou les dons d'embryons. Ils espèrent ainsi mieux comprendre les premiers stades du développement et les éventuelles complications.

Néanmoins, ces embryons synthétiques ne peuvent pas être utilisés en clinique pour le moment, car leur implantation dans l'utérus serait illégale. De plus, Magdalena Żernicka-Goetz explique que la capacité de ces embryons synthétiques à se développer en êtres vivants reste inconnue. Des études précédentes sur des souris et des singes ont montré des résultats peu concluants, avec des embryons synthétiques qui n'ont pas pu se développer en animaux vivants.

Cette avancée soulève également des questions éthiques et légales. La cause ? Les embryons synthétiques échappent aux réglementations en vigueur au Royaume-Uni et dans la plupart des pays.

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