Voici pourquoi certaines personnes n'ont jamais eu le Covid
Une étude scientifique a levé un bout de voile sur ce mystère : pourquoi certains individus n'ont jamais contracté le coronavirus en 4 ans de pandémie.
- Publié le 24-06-2024 à 21h09

Malgré les vagues de Covid-19 et autres variants qui se sont succédé depuis 2020, on connaît tous quelqu'un qui est passé entre les mailles du filet, une personne qui ne l'a jamais eu.
Une étude publiée dans la revue Nature pourrait expliquer pourquoi certaines personnes sont immunisées par le coronavirus. En 2021, des chercheurs ont effectué une expérience sur 16 personnes n'ayant jamais été testées positives au Covid, ni vaccinées. Le variant original leur a été injecté dans le nez, et puis plusieurs échantillons nasaux et sanguins ont été prélevés au cours des 28 jours suivants.
Six personnes ont été testées positives aux deux tests quotidiens effectués après injection pendant plus de deux jours, tout en ayant des symptômes. Trois autres personnes se sont révélées positives sur un seul des deux tests pendant deux jours maximum, sans présenter de symptômes. Enfin, sept personnes n'ont jamais été testées positives au Covid.
Constats des scientifiques : dans le deuxième et troisième groupe, les patients ont sécrété de l'interféron (une substance qui aide le système immunitaire à lutter contre les infections) directement dans leur sang, avant qu'il ne soit produit dans leur nasopharynx, où les échantillons nasaux ont été prélevés. Il n'a pas non plus été observé d'infection dans leurs cellules T et macrophages (des cellules immunitaires). Enfin, d'après les résultats, les sujets avaient des niveaux élevés d'activité d'un gène du système immunitaire appelé "HLA-DQA2", ce qui a contribué à prévenir une infection durable.
Les scientifiques espèrent que cette étude pourra contribuer à la mise au point d'un vaccin durable et de traitements. Toutefois, la plupart des personnes sont exposées à "une véritable mosaïque de variants du virus, et non au seul variant ancestral utilisé dans cette étude. Il est donc possible que les résultats ne reflètent pas les réponses cellulaires en dehors d'un contexte d'essai", reconnaît José Ordovas-Montanes du Harvard Stem Cell Institute dans le Massachusetts (États-Unis), membre de l'étude.

