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"Nous tenons là une découverte qui pourrait contribuer à résoudre un grave problème de santé publique"

"C'est un énorme bond en avant qui devrait permettre de développer une nouvelle génération d'antibiotiques", explique Cédric Govaerts, professeur à l'ULB, directeur de recherche au FNRS et cofondateur de la start-up belge Santero Therapeutics.

Cédric Govaerts, professeur à l'ULB, chercheur FNRS et cofondateur de Santero Therapeutics.
Cédric Govaerts, professeur à l'ULB, chercheur FNRS et cofondateur de Santero Therapeutics. ©Hyacinthe Arthurs

Une découverte "extrêmement novatrice" : c'est en ces termes que Cédric Govaerts, professeur à l'ULB et directeur de recherche au FNRS qualifie la découverte faite dans le laboratoire de la start-up belge Santero Therapeutics, dont il est cofondateur avec Abel Garcia-Pino. Et de fait, d'après les auteurs, elle serait susceptible de carrément "révolutionner la lutte contre la résistance aux antibiotiques", un problème majeur de santé publique à l'échelle mondiale. D'ores et déjà responsable de 1,27 million de décès par an dans le monde, dont plus de 500 en Belgique, la résistance aux antimicrobiens (RAM) pourrait entraîner, d'ici 2050, plus de décès que le cancer si des mesures adéquates ne sont pas prises rapidement, selon l'Organisation mondiale de la santé. Plus de 39 millions de personnes dans le monde pourraient en effet mourir directement d'infections résistantes aux antibiotiques ces 25 prochaines années, selon une étude de modélisation publiée en septembre 2024 dans The Lancet.

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