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"Il y a encore plein de Russes qui pensent que le VIH n'existe pas dans notre pays"

L'histoire n'a pas fait la Une des médias russes tant elle est courante en Russie. Le 2 avril dernier, la police d'Irkoutsk (5 000 km à l'Est de Moscou) a lancé une enquête suite à la mort d'un enfant de 4 mois. Contaminée par le VIH, sa mère de 28 ans est accusée d'avoir laissé mourir son bébé né avec le virus, fin février. La cause de ce décès : ces parents de trois enfants ont refusé de soigner leur enfant, ils ne croient ni au VIH, ni au Sida.

Paul Gogo, correspondant en Russie
"Il y a encore plein de Russes qui pensent que le VIH n'existe pas dans notre pays"
©belgaimage

L'histoire n'a pas fait la Une des médias russes tant elle est courante en Russie. Le 2 avril dernier, la police d'Irkoutsk (5 000 km à l'Est de Moscou) a lancé une enquête suite à la mort d'un enfant de 4 mois. Contaminée par le VIH, sa mère de 28 ans est accusée d'avoir laissé mourir son bébé né avec le virus, fin février. La cause de ce décès : ces parents de trois enfants ont refusé de soigner leur enfant, ils ne croient ni au VIH, ni au Sida. Une situation qui révolte Boris, 30 ans. Activiste en faveur des droits des LGBT (NdlR: lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres) à Saint-Pétersbourg, il milite dans plusieurs associations destinées à informer les personnes contaminées. Il y a quelques années, cet ancien journaliste d'un média national russe s'est fait remercier après avoir rendu sa séropositivité publique. "Il y a encore plein de Russes qui pensent que le VIH n'existe pas dans notre pays. Tout est un problème de communication, et autant dire que l'État ne cherche pas vraiment à faire évoluer les choses" assure-t-il.

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