Louvain-la-Neuve: la librairie Agora est sauvée
Menacée de fermeture, elle changera finalement juste de nom.
- Publié le 27-04-2016 à 08h19
- Mis à jour le 27-04-2016 à 08h50

En vente depuis près de deux ans aujourd'hui, la librairie Agora, sise sur la place éponyme, dans le centre de Louvain-la-Neuve, restera finalement dans l'escarcelle du groupe Actissia. Les négociations avec Ciaco, qui s'était positionné comme un repreneur potentiel, ont pourtant capoté.
Mais l'avenir de la librairie n'est aujourd'hui plus incertain. Actissia a en effet décidé de maintenir cette activité à Louvain-la-Neuve. "En deux ans, nous avons fait le tour des acquéreurs potentiels mais nous n'avons trouvé personne pour reprendre cette librairie", confirme Nicolas Lebeau, directeur-général d'Actissia Belgique. "Sur les six librairies qui étaient présentes dans notre groupe, deux ont été vendues, deux ont fermé leurs portes (NDLR : à Bruxelles) car elles n'étaient plus rentables et deux resteront dans notre groupe : celles de Louvain-la-Neuve et Namur."
Alors que le but premier d'Actissia était bien de se séparer de ces deux dernières librairies, l'arrivée d'un nouvel actionnaire dans le groupe a changé la donne. "Le métier de librairie est un métier que l'on apprécie beaucoup", précise Nicolas Lebeau.
"Nous sommes aujourd'hui parvenus à l'équilibre financier. Il n'y a donc plus de raison de se séparer de la librairie de Louvain-la-Neuve. D'autant plus qu'il s'agit de la plus grande librairie de Wallonie derrière la librairie Molière, à Charleroi."
Pour les clients, rien ne devrait donc changer. Mis à part le nom de l'enseigne. "La marque Libris Agora a été vendue il y a un an", confie Nicolas Lebeau. "Nous avons eu une tolérance pour continuer d'utiliser ce nom le temps de trouver un repreneur. Mais comme cela ne s'est finalement pas fait, on planche aujourd'hui sur un nouveau nom."
Celui-ci devrait être communiqué d'ici l'été. "Parmi les autres changements, on notera la création d'un site Internet pour vendre les livres en ligne. Aujourd'hui, on ne peut plus se contenter d'une bibliothèque physique. Il faut passer à l'ère du digital pour améliorer l'expérience du client et se développer en vendant des livres numériques. Un autre projet innovant arrivera bientôt mais nous ne pouvons pas encore communiquer dessus."
Les 18 personnes actuellement employées au sein de la librairie, qui dispose d'un chiffre d'affaires tournant autour des quatre millions d'euros par an, peuvent souffler : elles conserveront bel et bien leur poste.
