Insultes et agressions physiques à la gare de Wavre: les habitants pointent "un sentiment d'impunité et un manque de sécurité criant"
Lors du dernier conseil communal, le bourgmestre de Wavre a fait le point sur cette problématique.
- Publié le 05-03-2025 à 09h02
- Mis à jour le 05-03-2025 à 09h06

La conseillère communale de l'opposition Audrey Massimi-Spies a relayé un récent témoignage paru dans la presse et faisant état de violences et d'intimidations récurrentes subies par les usagers de la gare de Wavre lors du conseil communal du 25 février dernier. "Ce témoin, ainsi que d'autres personnes, y subissent insultes, jets de projectiles et agressions physiques, rendant la gare impraticable et dangereuse, en particulier après 16 h 30, a-t-elle affirmé. Ces actes, attribués à un groupe d'une dizaine d'individus, sont non seulement inacceptables, mais ils mettent aussi en lumière un sentiment d'impunité et un manque de sécurité criant dans cet espace public essentiel. La disparition progressive des patrouilles de Securail et l'absence d'une présence policière visible semblent aggraver la situation. Quelles mesures la Ville de Wavre compte-t-elle prendre pour renforcer la sécurité aux abords de la gare et prévenir ces agressions ?"
Selon le bourgmestre Benoît Thoreau (Les Engagés), les équipes de police sont moins appelées sur le plateau de la gare depuis la mise en service de la nouvelle gare des bus. "Sans vouloir minimiser, il y a moins d'interventions. Ce fait de coups et blessures donne lieu à une enquête. Deux des trois auteurs, considérés comme le noyau dur de ce groupe, ont été identifiés. Cependant, peu de faits nous sont rapportés concrètement par les victimes. Il ne faut pas hésiter à porter plainte dans les locaux de la police ou former le 101 en cas de nécessité. C'est plus efficace que les réseaux sociaux. Et c'est la seule voie légale possible pour avancer sur la question."
Le bourgmestre a également fait le lien avec d'autres faits suite à des attroupements dans la rue du Chemin de fer ces derniers mois: "Les patrouilles ont déjà été renforcées à la demande des riverains et des commerçants. Par ailleurs, le Plan de cohésion sociale a délégué des éducateurs de rue sur place, pour engager le dialogue avec ces personnes et envisager des médiations. Une caméra fixe temporaire a été placée à cet endroit pour tenter d'identifier les personnes générant ces nuisances. Difficile d'affirmer qu'il y a un lien entre les deux, mais les faits évoqués à la gare ont commencé à peu près au même moment."
La police de Wavre a également pris l'initiative d'envoyer des patrouilles notamment pédestres et avec des chiens, principalement après 16 h, à la sortie des écoles. Et les caméras ?
"Nous n'avons pas besoin de plus de caméras, estime le bourgmestre. Nous disposons des images des caméras d'Infrabel sur le bâtiment de la gare, sur les quais et sur la gare de bus. Et il y en a sur la place Henri Berger aussi. Il est par contre prévu d'en installer des fixes à la rue du Chemin de fer."