"Les communes manquent de moyens !"
Pendant les 15 jours des vacances de Pâques, riverains et commerçants de la chaussée de Gand, près de la place Schweitzer, ont vécu l'enfer. Bruxelles-mobilité, Vivaqua, Sibelga et la Stib s'y sont ainsi succédés pour effectuer leurs travaux respectifs, dans le cadre du grand réaménagement de l'artère. Le tronçon jusqu'à la rue des Combattants a été complètement fermé. Un cauchemar qui ne constituait toutefois qu'un avant-goût puisque le gros des travaux se profile seulement
- Publié le 04-05-2013 à 04h30
Berchem
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endant les 15 jours des vacances de Pâques, riverains et commerçants de la chaussée de Gand, près de la place Schweitzer, ont vécu l'enfer. Bruxelles-mobilité, Vivaqua, Sibelga et la Stib s'y sont ainsi succédés pour effectuer leurs travaux respectifs, dans le cadre du grand réaménagement de l'artère. Le tronçon jusqu'à la rue des Combattants a été complètement fermé. Un cauchemar qui ne constituait toutefois qu'un avant-goût puisque le gros des travaux se profile seulement
Conscient de ces problèmes, le bourgmestre Joël Riguelle (CDH) a interpellé Charles Picqué jeudi concernant les conséquences financières subies par les communes dans le cadre des chantiers qui se déroulent sur leur territoire. "En 2008, une ordonnance a été votée afin de donner plus de moyens coercitifs aux régions et communes vis-à-vis des sous-traitants. Mais cette ordonnance n'a pas été traduite en arrêté d'exécution au gouvernement", déplore Joël Riguelle. Elle n'est donc pas effective.
Pendant ce temps-là, la commune passe à la caisse. "Nous devons repasser derrière les impétrants pour reboucher des trous ou sécuriser des lieux. Ce qui coûte de l'argent. De plus, pendant qu'ils sont occupés à surveiller les chantiers régionaux, nos ingénieurs ne peuvent plus agir sur les projets communaux."
Le bourgmestre fait aussi état de 2 000 mails envoyés par le service des Travaux de la commune concernant ce chantier de la chaussée de Gand et de dizaines de réunions organisées avec les différents acteurs. Il avait aussi interpellé la ministre bruxelloise des Travaux publics Brigitte Grouwels (CD&V) à deux reprises dans le passé.
Qu'a-t-il obtenu comme réponse de Charles Picqué ? "Qu'il était conscient du problème et que l'ordonnance passerait bientôt au gouvernement." Mais Joël Riguelle ne se fait pas trop d'illusions. "Je devrai probablement réinterpeller son successeur. Car il est fondamental que les communes disposent de plus de moyens."
