Parkings en "faillite totale"
Echevin des Finances, je me débarrasserais au plus vite de ce plan de stationnement."
- Publié le 06-05-2013 à 04h30
- Mis à jour le 06-05-2013 à 09h33

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chevin des Finances, je me débarrasserais au plus vite de ce plan de stationnement."
Hier, au terme d'une "démo" chiffrée, le tranchant Walter Vandenbossche (CD&V) a, une fois de plus, massacré ces horodateurs et PV à tour de bras. Et pour cause "Cela n'apporte rien à la mobilité !", ressasse l'élu de la Liste du bourgmestre, définitivement rangé dans l'opposition. Pire ! Au lieu de rapporter de l'argent, il coûte. "En 2010, les prévisions tablaient sur des rentrées de 1,42 million. Mais le montant encaissé fut de 664 903. En 2011, on misait sur 5,5 millions. Mais le montant encaissé fut de 2,35 millions. Or, en 2010, les dépenses liées au plan sont montées à 1,25 million; celles de 2011, à 2,69 millions."
Le calcul saute aux yeux. On en arrive à une perte d'environ 600 000 € pour 2010; et de l'ordre de 350 000 €, pour l'année suivante. Et le vice-président du parlement bruxellois de se souvenir qu'en 2011, Mustapha Akouz (PS), alors échevin de la Mobilité et père du plan de stationnement, avait déclaré que 90 % des prunes impayées émanaient de plaques étrangères.
En brillant juriste, le VDB anderlechtois stipule, au sus, que ces amendes, ces "contributions" instaurées par règlement communal sont, dixit la cour constitutionnelle, basées sur une loi fédérale. Le hic ? "La compétence a été transférée à la Région", rappelle le finaud. "C'est pourquoi les communes ne vont pas en procédure judiciaire pour forcer le paiement. le risque de recours est trop grand "
Ces éléments expliquent la "perverse chasse" aux contrevenants (l'entité vient d'engager 12 stewards, désormais 22 au total) dont il a lui-même déjà fait les frais - "Devant chez moi !". Et induise une conclusion, cinglante : "Le drame de cette histoire, de cette politique, mal pensée, mal mise en pratique, ce sont toutes ces frustrations, ces commerçants pâtissant d'une clientèle qui fuit. Que l'on adopte une nouvelle politique de parking, axée sur les quartiers qui en ont besoin - les noyaux commerciaux. Et qu'une tarification normale voit le jour."
