Le calvaire des commerçants de la chaussée d'Ixelles
- Publié le 06-03-2018 à 10h18
- Mis à jour le 06-03-2018 à 10h19

Travaux Près d'un an après le début des travaux de la chaussée d'Ixelles, avant la place Fernand Coq, les dégâts causés par le chantier donnent à l'artère des allures de champ de guerre. Accès interdit aux voitures, sol retourné, trous et crevasses dans le macadam, etc. L'état de la route et des trottoirs à moitié inexistants semble faire fuir la clientèle d'une des rues les plus fréquentées de Bruxelles.
"J'ai perdu 70 % de mon chiffre d'affaires en un an", déplore Chadi Abdallah, gérant d'un magasin de vêtements de seconde main. "Je ne sais pas si je vais tenir jusqu'à la fin des travaux."
Implanté depuis huit ans dans la chaussée, le commerçant a vu de nombreux magasins fermer définitivement leurs volets depuis le début des travaux. "Il y a un an et demi à peine, il n'y avait pas un mètre carré de libre ici. Aujourd'hui, il y a de plus en plus de magasins vides."
Comme beaucoup de petits commerces indépendants restant dans le tronçon, Chadi Abdallah craint de devoir fermer boutique avant la fin des travaux. "Il ne va rester plus que des grandes enseignes qui, elles, peuvent se permettre de rester", explique-t-il.
De son côté, Olivier Bruynincx, qui tient un magasin de machines à coudre, a hâte de voir le résultat propre et soigné promis pour la fin de cette année scolaire. "Depuis un an, j'ai une réelle diminution dans ma clientèle, car l'accès à mon magasin est très difficile."
En réponse à ces différents problèmes, la commune propose une indemnisation entre 50 et 70 euros par jour aux magasins qui désirent fermer boutique le temps des travaux. "Cette somme ne couvre même pas l'entièreté du loyer de mon magasin", conclut Chadi Abdallah.