Le conseil communal de Saint-Trond examine le 30 août l'enquête à propos de la bourgmestre
Le conseil communal de Saint-Trond se penchera le 30 août sur l'enquête menée par l'agence flamande d'audit (Audit Vlaanderen) à propos de la bourgmestre de cette ville limbourgeoise, Veerle Heeren, qui avait fait un pas de côté en mai après avoir transgressé le code déontologique en obtenant un passe-droit pour sa propre vaccination et celle de ses proches contre le coronavirus, a indiqué vendredi son parti, le CD&V.

- Publié le 13-08-2021 à 16h33
- Mis à jour le 13-08-2021 à 16h43

La bourgmestre avait admis lors d'un conseil communal en visioconférence avoir transmis le nom de treize personnes de son entourage direct pour bénéficier des doses excédentaires disponibles au sein d'un centre de vaccination. Elle avait reconnu son erreur, tout en soulignant qu'elle avait été commise avec l'intention de faire le bien pour que des vaccins ne restent pas inutilisés. Mme Heeren a réfuté l'idée qu'il y aurait eu pression politique pour privilégier certaines personnes.
Audit Vlaanderen a clôturé cette semaine l'enquête qui lui avait été réclamée par les autorités de tutelle.
Cette enquête sera transmise aux membres du conseil communal trudonnaire, qui disposeront du temps nécessaire pour l'étudier, avant la prochaine réunion prévue le 30 août en présence de l'auteur de l'audit, a indiqué le CD&V dans un communiqué, en plaidant pour une "transparence et une ouverture" totales dans ce dossier.
En fonction des résultats de l'enquête, le gouverneur du Limbourg, Jos Lantmeeters, remettra un avis au ministre flamand des Affaires intérieures, Bart Somers (Open Vld). Ce dernier pourrait infliger une sanction à Mme Heeren: soit une suspension temporaire, soit un classement sans suite.
Mme Heeren avait fait un pas de côté le 10 mai, sous la pression de ses partenaires de coalition, la N-VA et l'Open Vld. Elle avait toutefois repris ses fonctions à la mi-juillet.
