Vive tension à Brugelette autour d'une enseignante : "Nos enfants sont dans un grand état d'anxiété"
Ils veulent lancer un appel à témoignages afin de faire remonter des faits de violence envers les enfants, non seulement à Brugelette dans le cas présent mais aussi ailleurs dans le pays.
- Publié le 01-04-2026 à 17h33
- Mis à jour le 01-04-2026 à 21h23


Des parents d'élèves de l'école communale de Brugelette avaient manifesté leur inquiétude auprès des mandataires communaux il y a 15 jours en prélude au conseil communal par rapport au retour attendu d'une enseignante suite à des faits de violence commis sur des enfants.
Ce mercredi, et ce n'est pas un poisson d'avril, comme ils l'ont signalé, ils étaient une trentaine de parents à se mobiliser à nouveau, cette fois devant l'école, pour dénoncer cette situation.
"Nous avons manifesté de manière pacifique. Notre but n'est absolument pas de créer la pagaille, souligne Ludivine Michel, porte-parole des parents. Nous voulons simplement que nos enfants soient entendus. Voilà un an que nous sommes confrontés à cette situation. Nos enfants sont dans un grand état d'anxiété. A un moment, il faut les entendre et leur assurer la sécurité, voilà tout."
"Pas de date"
"Elle nous a fait boire du pipi" ou "J'ai été suspendu par les pieds".
Les parents se sont exprimés à travers des écrits affichés sur leurs vêtements pour dénoncer des faits pour le moins troublants subis par leurs enfants. "Notre objectif va plus loin et au-delà de Brugelette, poursuit Ludivine Michel. De nombreux parents se retrouvent dans la même situation sans savoir quoi faire. Nous allons lancer à un appel à témoins ou plutôt à témoignages pour signaler des faits aussi bien sur Brugelette qu'ailleurs dans le pays. Ensuite, nous regrouperons tous ces témoignages que nous enverrons à plusieurs ministres, en espérant faire bouger les choses."

Les parents sont en attente d'informations par rapport à la date de réintégration de cette enseignante mais restent dans le flou et le déplorent. "On ne nous donne pas de date. Elle n'a pas encore été réintégrée mais nous aimerions connaître les suites, assure Ludivine Michel. Une pétition a été lancée en ligne contre la réintégration de l'enseignante. Selon nous, un tel problème ne devrait pas se régler via le PO. Nous sommes dans une petite entité, où tout le monde se connaît. Forcément, la décision ne peut qu'être biaisée. On nous dit de laisser passer, que notre enfant n'est de toute façon plus dans sa classe et que ça va aller. Mais justement, nous ne voulons plus que ça recommence. Quelques mois de suspension ne peuvent suffire. Imaginer qu'elle puisse reprendre ses fonctions, c'est inconcevable pour nous."
Bientôt une vidéo
Dans le courant de la semaine prochaine, les parents devraient diffuser une vidéo pour lancer cet appel à témoignages. "La direction se montre très gentille avec nous, le corps enseignant nous témoigne son soutien, mais ce que nous voulons à présent, ce sont des lois claires et des réponses. La souffrance de nos enfants n'a aucune équivalence", note encore la porte-parole.
Face aux parents, lors du conseil, la bourgmestre, Isabelle Liégeois, s'était exprimée. "Nous comprenons les craintes des parents, nous sommes nous-mêmes parents, indiquait-elle. Nous mettons en place des choses pour protéger les enfants. Je ne peux pas en parler en séance publique, mais les informations seront communiquées par l'école en temps et en heure."
Cette affaire aura des suites, à n'en pas douter...