Flandre

La ville d'Alost a reçu par courriel et via les réseaux sociaux des messages de haine après la controverse liée au dérapage antisémite durant le carnaval. 

Le bourgmestre Christoph D'Haese (N-VA) fait état également d'une menace le visant personnellement. Il évoque un message appelant à le liquider en visant la tête ("shoot the mayor in the head, please"). Il dit ne pas vouloir déposer plainte à ce stade. Il verra jeudi différents services au sujet de l'incident au carnaval. Il aura des contacts avec Unia, la communauté juive et la société de carnaval incriminée, Vismooil'n. Un char du carnaval d'Alost a caricaturé des juifs orthodoxes au nez crochu assis sur des sacs d'or, suscitant une salve d'indignations depuis plusieurs jours, les réactions affluant de l'étranger, des Etats-unis, de la Commission européenne et de l'Unesco. 

Dans le Laatste Nieuws, le bourgmestre d'Alost a dénoncé mercredi "une forme de censure". "Des piques innocentes aux provocations directes: à Alost, tout est possible, et c'est une bonne chose", a-t-il estimé, ajoutant que "l'establishment (inter)national" ferait mieux de s'intéresser à cette "vérité inconfortable" qu'est selon lui le développement des idées antisémites "chez les jeunes musulmans".