Le "château Wilmart", propriété atypique, est en vente : "On a fixé les offres minima à 600.000 €"
Un domaine discret, avec une bâtisse ancienne imposante, est à vendre en zone urbaine à Châtelineau. Atypique, le bien a de quoi séduire, si l'on y met les moyens…
- Publié le 19-01-2024 à 09h09
- Mis à jour le 19-01-2024 à 11h46

Entre une zone urbanisée et une zone industrielle, la présence d'un tel bien est plutôt inattendue, voire un peu surprenante: un vaste espace boisé et verdoyant de 1,8 hectare, sur lequel s'élève un imposant bâtiment de caractère datant d'un siècle et demi. On est à Châtelineau, entre l'arrière de la rue Wilmart et l'avenue Circulaire.
Depuis environ six mois, cette propriété est mise en vente par l'agence immobilière Rêvimmo, plutôt habituée à vendre un bien de cette catégorie en région bruxelloise ou dans le Brabant wallon. "C'est un bien assez atypique pour la région de Charleroi", confirme l'agent en charge du dossier, Maeva D'Agata.
Construit dès 1875
L'histoire de cette propriété est mal connue. L'agence elle-même ne s'avance pas sur un âge précis, encore moins sur son origine. La référence en matière d'histoire locale, Le Vieux Châtelet, s'avance un peu plus: "On connaît la demeure sous le nom de "château Wilmart", le même que celui de la rue. En référence à Léon Willmar – l'orthographe a apparemment évolué -, industriel luxembourgeois arrivé en pays carolo dans le premier quart du XIXe siècle. Léon Willmar a fondé les Hauts-fourneaux, usines et charbonnages de Châtelineau, société anonyme dès 1836. Il est même devenu bourgmestre en 1837. Kaisin, historien local de Châtelineau, explique dans ses Annales que Willmar est rentré dans son pays peu de temps après", rapporte Daniel Grimmaux Quant au bâtiment, la Ville de Châtelet indique qu'il a été construit entre 1875 et 1899. Par qui ? La recherche reste à mener.
En partie rénové
Le passé récent du bien est plus certain. "Le propriétaire actuel l'a acquis il y a une dizaine d'années, poursuit l'agent immobilier. Son projet était d'en faire une salle de banquet et des logements. Il a obtenu un permis en 2012 en ce sens, mais il est depuis lors périmé. Il a néanmoins décidé de le conserver pour sa beauté. Il a nettoyé le parc, a remis le bâtiment en état de "gros œuvre ouvert": la toiture a été entièrement rénovée, les étages ont été refaits en béton, les briques abîmées remplacées, etc. Ce bâtiment, de trois étages plus un sous-sol, d'une surface habitable de 1 500 m2, est très sain."
De solides moyens
Reste qu'il faudra avoir un projet solide et mettre la main au portefeuille pour l'acquérir, puis l'aménager. "On a fixé les offres minima à 600 000 €. C'est conséquent, mais bien moins qu'en région bruxelloise, par exemple. Il faudra prévoir entre 1 million et 1,5 million€ de travaux pour concrétiser un projet, comme un hôtel ou une maison de repos, ne cache pas Maeva D'Agata. Sans compter l'entretien de l'ensemble. En outre, les anciennes écuries, en ruine, offrent 600 m2 de surface à bâtir supplémentaire. D'autres ruines sont aussi en zone à bâtir, de même que la zone à front de rue."
Le bien a déjà amené pas mal de visites, confie l'agent. "Pour des projets d'habitation individuelle, d'immeuble à appartements, de home, de salle de fêtes aussi. Il y a eu plusieurs offres, mais elles n'ont pas abouti. Ce genre de bien, ça prend du temps pour être vendu. C'est atypique, c'est un gros budget, les banques doivent suivre." Sa situation géographique dessert-elle le bâtiment ? "Pas forcément. Il est en très net retrait de la rue, pour ainsi dire isolé, et il est proche de toutes les commodités."
Selon la formule consacrée, avis aux amateurs.