Belgique-Australie: Ils ne boxent pas dans la même catégorie
- Publié le 03-09-2014 à 21h07
- Mis à jour le 04-09-2014 à 15h08

Cinq choses à savoir sur les "Socceroos" avant le tout premier Belgique-Australie.L'Australie repart aussi en campagne après la Coupe du monde. Non pas pour préparer les qualifications de l'Euro 2016 mais pour se rôder avant leur Coupe d'Asie 2015 que les "Socceroos" entameront le 9 janvier à Melbourne contre le Koweït. Le test face aux Diables est le premier d'une longue série pour un pays que nous n'avons encore jamais affronté.
1Le coach cherche des idées. Après un Mondial loupé avec trois défaites en trois matches dans, il est vrai, le groupe de la mort avec les Pays-Bas, le Chili et l'Espagne, Ange Postecoglou, le sélectionneur australo-grec, veut redonner un nouveau souffle à son équipe. Pour cela, il a repris sept nouveaux joueurs dans sa liste de vingt joueurs. Pour débuter contre nos Diables, il s'appuiera tout de même sur la même base qu'au Brésil. Seul Chris Herd (équipier de Benteke à Aston Villa) sera un petit nouveau parmi les titulaires.
2 Un préretraité comme star. L'Australie ne compte qu'un seul joueur de classe : Tim Cahill, bientôt 35 ans. L'ancien équipier de Marouane Fellaini à Everton évolue aujourd'hui aux Etats-Unis. Il anime l'attaque des New York Red Bulls avec Thierry Henry. Il est également très ami avec la légende d'Arsenal et ils sortent régulièrement ensemble, notamment pour profiter des concerts de jazz donnés par Woody Allen. En préretraite en MLS, Cahill reste cependant une menace puisqu'il est le meilleur buteur de l'histoire du foot australien (34 buts en 71 capes).
3 L'espoir est brugeois. Si les Australiens comptent quelques jeunes talents, la plus belle promesse joue dans notre Pro League : Mathew Ryan, le gardien du FC Bruges de 22 ans. Malgré une Coupe du monde en demi-teinte, il représente l'avenir d'une nation qui est tout de même beaucoup plus branchée rugby.
4 L'Angleterre aussi. Comme Marc Wilmots, le sélectionneur australien doit beaucoup regarder le football anglais pour composer son équipe. Sur les vingt joueurs repris, six jouent en Angleterre. Seule différence : le prestige des clubs. Alors que Wilmots doit suivre Manchester City, Tottenham et Chelsea, Ange Postecoglou doit se farcir la… troisième division. Il a deux éléments à Swindon Town et un à Preston North End…
5 Le Vandereycken australien. Ange Postecoglou ne porte pas vraiment bien son prénom. Il possède un caractère bien trempé qui fait peur à ses joueurs et terrorise parfois la presse. On a pu s'en rendre compte mercredi en fin d'après-midi à Sclessin. Le regard noir durant les questions et le ton cassant pendant les réponses rappelaient un certain René Vandereycken. Il a même refusé une interview à une équipe de télé australienne arrivée en toute fin de conférence de presse à cause d'un GPS qui ne maîtrisait pas totalement la géographie liégeoise. Et ce malgré les milliers de kilomètres faits par les journalistes pour suivre les "Socceroos"… Christophe Franken